La rose

Elle était là, dans l’ombre, comme une pensée pure,
Perlée par la rosée, fragile comme la soie,
De couleur saumonnée le coeur à peine ouvert,
Au milieu de pétales d’un blanc immaculé,
La rose était éclose en ce matin d’été…

Élégante juvénile, douce comme un murmure,
Elle venait de s’ouvrir pour la première fois
Découvrant sa corolle, s’offrant à la lumière
Comme une Demoiselle, timide effarouchée
Dénudant peu à peu sa sublime beauté…

J’en oubliai mon âme et ses pages obscures
Pour ne penser qu’à elle, l’effleurer de mes doigts,
Me prosterner, mettre un genou à terre
Comme je l’aurais fait pour une dulcinée,
Mais ce n’est que des yeux que je pus la toucher…

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