Désenchantement

Fumée, brouillard, c’est flou quand je ne vois plus rien,
Quand tout me semble fou et que je perds le lien
C’était l’apothéose, un aboutissement,
C’était comme une prose écrite par l’amant

Je pensais dépassées toutes ces heures d’angoisse,
Ces montées de marée où les pensées fracassent;
Je croyais oubliées ces cruelles morsures
Qui font que la pensée n’est plus qu’une écorchure

Et c’est la trahison qui vient trancher le coeur
Sans l’ombre d’un soupçon, pleine de sa laideur,
Qui vient repeindre ici la face du décor
Et mettre à l’agonie la voix de ce ténor

Aujourd’hui reste-t-il un espoir à ce conte ?
Quand je le vois reptile, quand je ressens la honte
De ne pas avoir su comprendre à demi-mots
Que les rêves s’étaient tus, Dieu que mon coeur est sot!


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