Je t’ai donné ma main

Je t’ai donné ma main un matin de printemps
Sur un sentier bordé de fleurs de camélias
De camélias rosés bordés de rouge grenat,
Je t’ai donné ma main juste pour un instant…
Et le rose est monté à mes joues porcelaine
La douceur de ta peau à ennivré la mienne
Comme la senteur de rose mélangée au jasmin.
Mes paupières restées closes sur un rêve incertain
Ont fait naitre l’espoir d’un avenir commun
Un avenir heureux tel un dimanche sans fin…
Je t’ai donné ma main un matin de printemps
Il pleuvait sur les roses des perles de cristal,
Des larmes de rosée, larmes de volupté
larmes de rire aussi, à en pleurer…
Je t’ai donné ma main il y a tant d’années,
Je t’ai donné ma main jusqu’à l’éternité…


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Il est venu …

Il est venu ce temps que je croyais lointain ,
Le temps des idées grises et des tempes blanchies,
Le temps par la pensée, de refaire le parcours,
De relire les pages, de revivre un instant
Toutes ces heures passées, ces mois et ces années…
Le temps a fait son oeuvre, le temps s’en est allé,
Il s’est éparpillé sans le moindre remord,
Me laissant là, à regarder la mer, face à l’immensité.
Je me souviens alors de mes jeunes années,
De mes cris, de mes rires, de ces êtres aimés,
De ces petits bonheurs alors sous estimés,
De ces bouleversements aussi…
Je revois les chemins que je n’ai pas su prendre,
Ces allées empruntées sans aucun horizon,
Ces courses aveuglées vers un bonheur fugace
N’ayant rien imprimé sur mon livre de vie…
Je me souviens des mots que je n’ai pas su dire,
De ces gestes aussi, bien souvent retenus,
De mes déchirements, mes pleurs et mes souffrances…
Il est vite venu ce temps qui mène à l’infini,
Bien trop vite il a su mettre à genoux ma vie
Pour mieux me faire comprendre qu’il est bien révolu,
Qu’il me faudra bientôt abandonner la place,
Pour retrouver, plus loin, toutes ces âmes perdues….


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Tes saisons


Je vais mettre des perles sur le bord de tes cils,
Pour refléter le ciel, iriser ses couleurs,
Imiter le chagrin de la pluie au printemps
Pour effacer les angles dessinés sur ton coeur…

Je vais coucher des roses sur ton chemin de vie
Faire un dôme de lumière et une symphonie
Pour marier ton corps à l’ivresse de l’été
Et pour marquer ta peau à mon identité

Je vais mettre des mots sur tes frissons d’automne
A faire trembler ton âme de multiples délices,
A charmer tes pensées pour te faire croire encore
Que tu seras toujours la princesse des fées…

Je vais mettre des plumes sur le bord de ton coeur,
Etaler un baume sur tes bleus, calmer tes douleurs
Caresser ton hiver, et gommer tes langueurs,
Atténuer tes chagrins, effacer tes frayeurs…

Je vais mettre en bouquets les saisons de ta vie,
Les peindre de musique enivrante d’amour
Afin que dans mes bras tendrement enlacée
Tu danses émerveillée pour plus de mille années…

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Elle

Des jambes à l’infini sous une tête de moineau .
Elle aimait les dentelles, la guimauve, les papillons et les pastels
Elle avait dans les yeux une certaine étincelle qui venait vous lier à son regard de feu.
Dans ses fossettes se nichait la bonté du monde, et toute la tendresse parfumait la douceur de sa peau
Elle aimait la musique mais c’était dans le chant qu’elle aimait s’évader, qu’elle aimait perdre l’âme sur les accords de mélopées…
Elle aimait rire à gorge déployée, à petits rires futés, en éclats bien souvent et ses sourires étaient des plus charmants
Elle connaissait tous les secrets des contes et les pouvoirs des fées, la magie des lutins et des esprits malins…
Chaque enfant aimait la prendre par la main, se réfugier contre son coeur pour effacer les gros chagrins, aussi la voir courir sur le chemin
On l’appelait mamie sauterelle, on l’aimait bien, on l’aimait trop, on se souvient…

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Je suis…


Je suis une émotion aux continents fièvreux,
En parenthèses de ciel mon coeur est mappemonde,
Un écrin de secrets et de rêves heureux,
Sous le soleil de Râ et des lunes vagabondes

Archipel romantique bordé d’îles de mots,
Mes crépuscules de soie épousent mes aurores
Entre rires cascades et houle de sanglots,
Je cherche mes ailleurs, je vais vers mes encore…

Mon âme est sur mes lèvres un parfum d’opium,
L’aquarelle de mes yeux est délavée d’oubli,
Le port de ma mémoire referme ses albums,
Le mystère est gardien, il ferme l’arrondi

Teintée de solitude, j’apprivoise l’absence,
Je me livre à la voix des vagues de mes mots
Pour ponctuer au mieux le poème du silence,
Mes rêves sont des cris et j’attends leur écho

Je vis dans un bouquet d’intimistes couleurs,
Les anges guident ma main en pouvoir-création
Où s’étreignent en secret mes ultimes impudeurs,
Me déshabillant toute en une confession

C’est un rayon d’Aria qui m’a ensemencée,
J’erre sans mes réponses au désert des « pourquoi »
J’ai si froid de mourir, si peur de m’abimer,
Je suis un funambule sur le fil de l’émoi

Mains qui me murmurez l’espoir d’autres matins,
Ne rangez pas mon coeur dans un tiroir,
De vie, d’amour, d’histoires j’ai trop besoin,
Plus qu’une mappemonde il est votre miroir…


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Peinture Ewan Hauton

L’Ange noir …

Oui je suis en enfer l’Ange des démons,
Je brûle de tous mes sens, je consume mon cœur,
Je bafoue ma conscience, ne pense qu’à ton nom
Qui aujourd’hui encore sait parfumer mes heures…

En croisant ton regard j’ai perdu la raison.
Tu t’es joué de nous pour mieux me rendre esclave ;
J’ai tout donné de moi jusqu’à la soumission,
Qu’entre nous il n’y ait jamais plus une entrave.

Alors tu m’as vaincue, cela te suffisait.
Pour détourner de moi cette flamme perdue,
Tu m’as laissée ainsi, tous mes rêves défaits
Mes illusions blessées, avec mon âme en crue

Je me suis transformée en déesse du mal,
Je règne sur l’Enfer, les esprits malfaisants,
Je me joue de leurs pleurs, je suis un animal,
Ton tour va me venir, dis-toi que je t’attends…

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Nuit bleue

Il y avait la lune sur la voûte bleu-nuit
Comme un diamant topaze suspendu en plein ciel,
Infini parchemin étoilé de lumières
Ou le regard se perd jusques à l’infini
Le vent dans les feuillages jouait comme une vielle
Transportant les émois et les pensées amères…

Les allées en sous-bois chuchotaient de vieux contes
Aux oiseaux tendrement enlacés dans leurs nids
S’apprêtant à rêver des senteurs florifères
Et la pluie goutte à goutte inventait son décompte
Tandis que le silence en douce symphonie,
Teintait de notes bleues la campagne printanière…

Les pieds nus dans la nuit j’errais vers l’horizon
Les yeux perdus d’angoisse et le cheveu défait
Voulant épouser l’aube et son astre naissant,
Quand mon âme meurtrie semblait perdre raison
Et soudain le soleil éclata sur mes traits,
Me donnant à l’oubli comme on s’offre à l’amant…

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La rose

Elle était là, dans l’ombre, comme une pensée pure,
Perlée par la rosée, fragile comme la soie,
De couleur saumonnée le coeur à peine ouvert,
Au milieu de pétales d’un blanc immaculé,
La rose était éclose en ce matin d’été…

Elegante juvénile, douce comme un murmure,
Elle venait de s’ouvrir pour la première fois
Découvrant sa corolle, s’offrant à la lumière
Comme une Demoiselle, timide effarouchée
Dénudant peu à peu sa sublime beauté…

J’en oubliai mon âme et ses pages obscures
Pour ne penser qu’à elle, l’effleurer de mes doigts,
Me prosterner, mettre un genou à terre
Comme je l’aurais fait pour une dulcinée,
Mais ce n’est que des yeux que je pus la toucher…

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Ferme ton coeur ma mie !

Il m’a dit,
Comme la fenêtre sur l’hiver, ferme ton coeur,
Tout est si froid, tout est de glace, plein de rancoeur.
Comme la marée qui se retire, ferme ton coeur,
Tout s’y efface, tout s’évanouit quand gronde l’oubli.
Comme le sommeil, comme l’amnésie, ferme ton coeur,
Tout y dérape dans le silence, tout est absence.

Il m’a dit,
Comme une caresse interdite, ferme ton coeur,
Tout est charnel, tout est factice et sans pudeur.
Comme un toujours qui s’anémie, ferme ton coeur,
Tout est mensonge et tromperie quand tout finit.
Comme un désir qui désespère, ferme ton coeur,
Tout est fugace, tout est douleur dans ces bonheurs.

Il m’a dit,
Ferme ton coeur ma fleur, c’est ça, ferme ton coeur.
C’est dans le mien que j’ai gardé rien que pour toi,
Des saisons, des marées, des insomnies d’amour,
Des désirs, des caresses, des milliers de toujours…
Alors, ferme ton coeur ma fleur, ferme ton coeur,
Tire les verrous, et restons là, seuls, rien que nous !


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Souvenir

Il y a bien longtemps,
Un petit portail bleu
Me menait à ton coeur
Quelques marches de pierre,
Saupoudrées de cailloux
De petits cailloux blancs
Comme des flocons d’hiver
Et puis des hortensias,
Des hortensias en fleurs,
En gerbes mauves et roses
Indiquant le chemin
Tout en haut du jardin
Enfin le paradis…
Tu m’attendais assise sur la dernière marche
Perdue dans tes jupons, le chignon décoiffé,
Le regard malicieux sous tes cils recourbés
Et ton sourire …
Il y a bien longtemps,
Je n’ai pas oublié !


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