Invitation au poème…

Ton sourire a rougi au feu de mon regard.
Je t’ai ouvert la porte de ma poésie,
J’ai invité ton coeur à battre pour cet art,
A s’imprégner d’émoi, se broder d’harmonie…

A lire ces quelques vers tu as semblé ému.
Sur le pas de tes lèvres tous mes mots ont dansé,
Puis délicatement dans un ordre prévu,
Quelques alexandrins sont venus se former

As- tu été touché par cette mélodie ?
Cet opéra d’amour que l’on aime chanter,
Cet océan de vers, vagues de ressenti
Qui vient vous summerger d’une tendre rosée

Laisse toi envahir, laisse toi pénétrer,
En ouvrant la fenêtre de tes sentiments,
Laisse toi porter, laisse les mots t’apprivoiser
Et faire naître de toi ce poème d’amant…


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Eveil…du printemps

L’aube est à votre porte, flamboyante d’éclat,
Quand les brumes du sommeil se dissipent à peine.
Relevez vos paupières, venez tendre les bras
A ce nouvel éveil qui vous semble rengaine.
Ouvrez donc ces volets, la campagne est si belle,
L’astre Râ ce matin la recouverte d’or.
Des milliers d’étourneaux sifflent la ritournelle
Pour que le printemps chante en offrant son décor…
Sortez de la langueur, l’hiver est enterré
Eclatent les bourgeons, renaissent les ardeurs,
La vie reprend ses droits et nos coeurs la gaité.
C’est un embrasement cette douce tièdeur…
C’est décidé, les arbres vont reprendre couleur.
Ce sera vert encore, comme espoir il est dit!
Les crocus, les jonquilles garderont la primeur,
Collection de printemps: c’est d’eux dont il s’agit!
Sachez avec votre âme goûter cette splendeur!
Regardez par le coeur, ressentez ces images,
Laissez vous submerger par l’extrême douceur,
Et tournez doucement de ce bonheur les pages…
La nature qui nous loge en sa vaste demeure,
Nous a toujours offert sa générosité.
Respectez, je vous prie, n’abîmez pas son coeur,
Elle pourrait dès demain, nous priver de beauté!

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Attente

Elle a posé un loup velours,

Un loup mystère bordé d’amour

Sur ses yeux gris de ciel d’hiver

Ciel argenté de pluie, de brume

Elle enfila sa robe aurore,

Parure de ciel et de dentelle

De Satin perle et de lumières

Aux doux reflets de frêle écume

Elle ganta ses doigts effilés,

De mitaines volantées,

Fines porcelaines de fée,

Tendres douceurs articulées…

Puis alla se placer près du Pont des Soupirs

Comme il y a vingt ans, depuis ce carnaval,

Carnaval ennivrant de douce volupté,

Qui les avait unis tous deux pour quelques nuits,

Unis et enfièvrés, grisés d’amour

Et de promesses endiablées,

Il avait dit je reviendrai…

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Chagrin

Trois perles de rosée
Ou trois gouttes de pluie
De rire ou de chagrin
Déposées sur sa joue
Trois perles bien ourlées
Trois larmes argentées
Ont doucement glissé
Sur sa peau satinée
Laissant une trainée
Chemin de destinée…
Juste un doigt sur sa peau
Un doux effleurement,
Une tendre caresse,
Un mot d’amour, un doux regard,
Pour la bercer, pour la border,
Prendre sa main avec douceur,
Eviter de lui faire peur,
La serrer contre mon coeur
Trois perles de rosée
Ou trois gouttes de pluie…

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Contrastes

Tu habilles mes silences d’éclats de lune bleue
Quand ta main sur ma joue vient dessiner le monde
Tu colores mon âme de lumières d’étoiles
Quand sur mon corps ta main caresse mes émois
Tu exploses mes rires en éclats symphoniques
Quand dans mon coeur offert tu viens t’agenouiller…

Mais quand tu n’es pas là tes silences m’assourdissent,
Ma voix pleure de froid, mes mots restent éteints
Mon corps déshabité de toi recherche tes empreintes
Quand tu es loin de moi, il pleut dans mes regards
Des perles en dégel sur la peau de l’absence
Délavant ton image pour faire naitre l’oubli …

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Photo Antonio Mora

L’ été passé…

Mes pas vont, mes pas viennent sur la grève désertée.
Comme un ruban de ciel terni par trop de gris,
Le fil de ma pensée renoue mes souvenirs .
Je regarde la plage qui, par le vent hantée,
S’habille d’algues brunes et d’écume blanchie.
J’entends ce lourd silence qu’une mouette vient trahir,
Et je me dis tout bas « c’était un bel été ! « 
Manon était si belle dans sa robe d’organdi,
Si fraiche et malicieuse au milieu de ses rires.
Quand le ciel dans ses yeux mInvitait à rêver,
Soudain je perdais pied au bord de la folie
Jusqu’à frôler des cils la porte du souffrir…
Dans ses bras j’avais chaud jusqu’à trembler,
Et sa peau de satin embaumant l’infini,
Gravait à tout jamais le trait du souvenir…
Mes pas vont, mes pas viennent sur la grève désertée.
L’automne s’est invité à parfumer l’oubli,
A m’offrir ces images colorées de plaisir,
Et je me dis tout bas,  » c’était un bel été! « 

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Le joli temps

Ce n’est qu’une histoire de dentelles

De broderies bien sûr, aussi

Vieille histoire de demoiselles

Au joli temps de nos mamies…

Elles bordaient leurs grands jupons blancs

De cette fantaisie coquine,

Faisant le bonheur des amants

Dans leurs conquêtes féminines

Les caracos de lingerie

Etaient brodés de tons pastels

Quand les corsets de fantaisie

Se paraient de leurs jarretelles

Mais bien avant les bas de soie,

Il y avait ceux de dentelles

Que ces messieurs dans leur émoi,

Faisaient glisser d’un doigt charnel

Elles sont bien fanées aujourd’hui,

D’un autre temps comme on le dit,

Je dirais même presqu’oubliées,

Froissées, jaunies, dans les greniers…

Parfois trouvées par les enfants,

Jouer à la fée, se déguiser,

Raconter les histoires d’antan,

Se souvenir ou inventer…

Mais quand nos mamies se souviennent,

Elles ont leur âme qui s’embuent,

Pour un instant elles redeviennent

Ces jeunes femmes, qu’elles ne sont plus…

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Plume inerte

Pourquoi t’écrire ces mots qui ne veulent rien dire,
Laisser ma plume encore te dessiner mon coeur
Quand je ne sens vibrer que dans le souvenir
Cet émoi dont toi seul animait la douceur

Pourquoi t’écrire ces mots qui ne me parlent plus,
Ceux que j’aimais te dire et inventer pour toi,
Qui exprimaient si bien mon amour éperdu
Quand tu semblais vouloir te détourner de moi

Pourquoi t’écrire ces mots sortis de ma mémoire
Ces mots si délectables que je ne comprends plus
Qui peu à peu ont décoloré notre histoire
Jusqu’à ne plus me souvenir d’avoir été émue…

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