Jalousie …. quand tu nous tiens !

La jalousie est souvent considérée d’emblée comme une émotion malsaine. En réalité, il s’agit d’une émotion au même titre que les autres, ni saine ni malsaine en soi.

Sa fonction est la même que celle des autres émotions: nous renseigner sur nos besoins. Ce qui pose un problème dans le cas de la jalousie, comme avec certaines autres émotions, ce sont plutôt les conduites morbides et dangereuses qui en découlent souvent.

L’amour peut-il exister sans la jalousie?

Lorsque nous choisissons d’accorder à quelqu’un une place prépondérante dans la satisfaction de nos besoins affectifs les plus importants, nous disons que nous aimons cette personne. Or cette place de choix correspond à une dépendance qui conduit facilement à la jalousie. On peut donc dire que l’amour et la jalousie sont des expériences indissociables. Mais la jalousie n’est pas un problème en soi. Elle n’est que l’indice de la présence d’un problème; elle naît avec l’insatisfaction et l’insécurité.

On éprouve de la jalousie lorsqu’on n’est plus satisfait auprès de la personne qu’on a choisi de privilégier et plus particulièrement lorsqu’on craint de perdre cette source de satisfactions importantes. La jalousie peut donner lieu à des comportements destructeurs qui sabotent les fondements de la relation. Mais elle peut aussi servir de déclencheur pour nous amener à régler les problèmes personnels et conjugaux qui en sont la vraie source. C’est à nous de choisir entre la jalousie-émotion et l’existence jalouse.

L’émotion de jalousie amoureuse est une expérience précieuse. L’envie qu’elle contient nous informe sur nos besoins en souffrance. La part de colère qui en fait également partie constitue une porte d’entrée sur nos problèmes personnels par rapport à ces besoins ainsi que sur nos résistances à ceux-ci.

Comme toutes les émotions, la jalousie n’est donc ni mauvaise ni bonne en soi, même si c’est une émotion souffrante. Sa mission spécifique consiste à révéler à la fois un besoin frustré et les obstacles intrapsychiques à leur satisfaction. Un contact adéquat avec cette émotion ne conduit pas aux gestes destructeurs qu’on associe à tort à l’agressivité qui fait partie de la jalousie. Au contraire, il permet de régler le problème qui suscite cette émotion.

L’existence jalouse est une toute autre chose que la jalousie en tant qu’émotion. Je désigne par cette expression l’ensemble des attitudes et des comportements malsains d’une personne qui éprouve une jalousie: manifestation d’agressivité à répétition, suspicions, intrusions, manipulation, harcèlement. Dans des cas extrêmes, la jalousie ainsi vécue peut même conduire à l’homicide.

L’existence jalouse est une sorte d’existence « morte » et sans issue à cause des deux conduites qui la caractérisent: le camouflage du vécu et le contrôle du partenaire. Dans certains cas, on retrouve ces comportements à la fois chez le jaloux et son conjoint. Ce dernier se fait plus ou moins volontairement, complice de cette existence jalouse .

Ce ne sont pas les comportements du conjoint qui sont à l’origine de l’existence jalouse ou de la jalousie morbide, mais ce sont des lacunes au plan des besoins affectifs et une déficience dans la gestion de ces besoins. Plus précisément, la jalousie apparaît lorsqu’il y a à la fois carence affective et refus obstiné de se mobiliser pour combler cette insuffisance

Que la carence soit importante et date de l’enfance n’a pas d’importance en soi. Ce qui importe, c’est que le jaloux n’arrive pas à s’occuper adéquatement de ses manques actuels. Il est donc normal que sa jalousie soit activée lorsqu’il voit son conjoint donner à un autre (même parfois ses propres enfants) ce que lui-même désirerait recevoir.

De plus, l’absence de satisfaction peut amener le jaloux à rêver de situations où ses besoins seraient comblés. Mais il n’assume pas les fantasme d’infidélité qui naissent en lui. Il les projette plutôt à l’extérieur en les attribuant à son conjoint. Il est capable de faire cette projection en toute inconscience parce qu’il est incapable d’assumer l’ensemble de son expérience de vie amoureuse: ses manques, ses désirs et les fantasmes qu’ils suscitent. La projection sert alors de moyen pour se défendre contre sa propre expérience qu’il n’est pas disponible à assimiler. Elle lui évite d’avoir à tourner son regard vers l’intérieur pour se comprendre.

En gros on peut affirmer que c’est le contraire du camouflage et du contrôle qui permet de corriger une existence jalouse.

L’existence jalouse ne pourra pas prendre d’ampleur si le conjoint n’en est pas complice. Pour éviter d’y contribuer, il doit devenir conscient de ce qu’il vit. S’il est infidèle d’une manière ou d’une autre, il importe qu’il identifie les besoins qu’il comble dans cette autre relation. Il faut également qu’il assume ses sentiments autant que ses désirs et ses actes. Enfin, il doit être prêt à parler ouvertement de tout cela à son conjoint. Le jaloux tente toujours de rendre l’autre responsable de ses souffrance et de la détérioration de la relation. Conséquemment, le conjoint doit résister fermement à prendre sur lui les responsabilités qui ne lui appartiennent pas. Il doit même s’efforcer de remettre à l’autre celles qui lui appartiennent. Il doit aussi refuser d’être coupable là où, selon sa conscience, il ne l’est pas. Mais dans la mesure où ses sentiments et ses actes sont assumés, il est peu perméable à la culpabilité. Enfin, le conjoint doit être convaincu que la première fidélité est celle qu’il se doit à lui-même. Ce qui signifie que sa vitalité de même que celle du couple est tributaire de sa fidélité à son expérience totale. La manipulation a peu de prise sur celui qui tient avant tout à se respecter

La jalousie, lorsqu’elle devient un mode relationnel, est l’arme la plus puissante pour détruire radicalement une relation et aliéner les deux personnes qui y sont impliquées. Parce qu’elle mise essentiellement sur l’évitement d’un dialogue sincère, sur la fuite des responsabilités de chacun devant la satisfaction de ses besoins et sur une tentative de contrôle motivée avant tout par le déni de son expérience réelle, l’existence jalouse est une recette infaillible pour conduire au malheur. 

La première chose que le jaloux doit faire pour sortir de son existence jalouse, c’est exactement ce qu’il s’abstient généralement de faire, c’est-à-dire chercher les motifs personnels de sa jalousie. Ce n’est pas une tâche facile, mais c’est une démarche essentielle pour régler le problème de la jalousie morbide. En général la psychothérapie s’impose pour ce travail car il manque sérieusement de lucidité et de responsabilité par rapport à son expérience. Cette recherche personnelle lui permet d’abord d’identifier ses besoins insatisfaits. Elle favorise aussi une meilleure compréhension des comportements aberrants qu’il considère habituellement comme de bonnes façons d’obtenir satisfaction. C’est également une occasion de reconnaître ses responsabilités concrètes dans la satisfaction de ses besoins. Enfin, cette recherche met en lumière ses résistances à assumer ses besoins devant son conjoint, de même que les peurs que sous-tendent ces résistances. Avec l’aide de la psychothérapie, il peut explorer ses résistances et ses peurs, une condition indispensable pour les affronter efficacement et sortir de son existence jalouse.

.Mais si on choisit de regarder vraiment les problèmes importants et les insatisfactions graves qu’elle reflète, la jalousie peut devenir la manifestation de nos forces vitales les plus profondes. Si on repousse la tentation du contrôle illusoire et si on choisit la voie de la conscience lucide, la jalousie devient l’alliée de la relation, le signal qui permet de résoudre les problèmes avant qu’il soit trop tard.

Croyez-vous en Dieu ?

Quand Albert Einstein donnait une conférence dans les nombreuses universités des États-Unis, la question récurrente que lui faisaient les étudiants était :

Vous, Monsieur Einstein…Croyez-vous en Dieu ?

Ce à quoi il répondait toujours :
Je crois au Dieu de Spinoza.
Seuls ceux qui avait lu Spinoza comprenaient …
Spinoza avait passé sa vie a étudier les livres saints et la philosophie, un jour il écrivit :

Je ne sais pas si Dieu a réellement parlé mais s’il le faisait, voici ce que je crois qu’il dirait aux croyants :
Arrête de prier et de te frapper à la poitrine !
Ce que je veux que tu fasses, c’est que tu sortes dans le monde pour profiter de ta vie.
Je veux que tu t’amuses, que tu chantes, que tu t’instruises… que tu profites de tout ce que j’ai fait pour toi.

Arrête d’aller dans ces temples froids que tu as construit toi-même et dont tu dis que c’est ma maison !

Ma maison est dans les montagnes, dans les bois, les rivières, les lacs.
C’est là où je vis avec toi et que j’exprime mon amour pour toi.
Arrête de m’accuser de ta vie misérable, Je ne t’ai jamais dit qu’il y avait quelque chose de mal en toi, que tu étais un pécheur, que ta sexualité ou ta joie étaient une mauvaise chose !

Alors ne me blâme pas pour tout ce qu’ils t’ont dit de croire.
Arrête de ressasser des lectures qui n’ont rien à voir avec moi.
Si tu ne peux pas me lire à l’aube, dans un paysage, dans le regard de ton ami, de ta femme, de ton homme, dans les yeux de ton fils…Tu ne me trouveras pas dans un livre !

Arrête de te faire peur.
Je ne te juge pas, je ne te critique pas, et je ne punis pas.

Je suis pur amour… je t’ai rempli de passions, de limitations, de plaisirs, de sentiments, de besoins, d’incohérences…et je t’ai donné le libre arbitre.
Comment puis-je te punir d’être ce que tu es, si je suis celui qui t’a créé?

Tu penses réellement que je pourrais créer un endroit pour brûler tous mes enfants qui se comportent mal, pour le reste de l’éternité ?
Quel genre de Dieu peut faire ça ?

Respecte tes semblables et ne fais pas ce que tu ne veux pas que l’on te fasse.
Tout ce que je te demande, c’est de faire attention à ta vie, que ton libre arbitre soit ton guide.
Toi et la nature vous constituez une seule entité ….alors ne crois pas que tu as un pouvoir sur elle.
Tu fais partie d’elle.
Prends-soin d’elle et elle prendra soin de toi.
Ne mets pas ton génie à chercher ce qui est mauvais pour cet équilibre.
A toi de garder intact cet équilibre.
La nature elle, sait très bien le garder, juste ne la trouble pas !
Je t’ai rendu absolument libre.
Tu es absolument libre de créer dans ta vie un paradis ou un enfer.
Je ne peux pas te dire s’il y a quelque chose après cette vie, mais je peux te donner un conseil,
Arrête de croire en moi.
Je ne veux pas que tu crois en moi, je veux que tu me sentes en toi.
Quand tu t’occupes de tes moutons, quand tu abordes ta petite fille, quand tu caresses ton chien, quand tu te baignes dans la rivière….

Exprime ta joie et habitue-toi à prendre juste ce dont tu as besoin !
La seule chose sûre, c’est que tu es là, que tu es vivant, que ce monde est plein de merveilles…
Ne me cherche pas en dehors,
Tu ne me trouveras pas….

Je suis là… La nature,
Le cosmos… C’est moi.

Baruch Spinozza

né le 24 novembre 1632 à Amsterdam et mort le 21 février 1677 à La Haye, est un philosophe néerlandais.

Liberté…d’être soi-même (suite 2)

Pour nous assumer, il est nécessaire que nous nous exprimions lorsque l’enjeu a de l’importance pour nous.

Il y a plusieurs modes d’expression: les gestes, les paroles, les actions, les choix. On peut s’exprimer par son attitude, son habillement, en faisant une demande, en répondant à une demande…s’exprimer en fait, c’est se montrer.

Pour contribuer à la conquête de notre liberté, la qualité de notre expression est capitale: il faut extérioriser ce qui est réellement important et oser s’impliquer en le faisant.

Une telle expression génère en effet des émotions; nous devons être « en contact » avec nous et nous laisser vivre les émotions qu’elle déclenche. Et comme pour nous assumer il est nécessaire d’être nous devant les autres, il est indispensable aussi que nous demeurions sensible aux émotions et réactions des personnes face auxquelles nous nous exposons.

Bien des gens ne sont pas habitués à cette manière de s’exprimer « directement ». Mais il est possible de devenir habile à le faire si on pratique un peu.

Prendre en charge la satisfaction de nos besoins ce n’est pas les combler nous-même mais plutôt de prendre l’initiative de faire ce qu’il faut pour les combler.

Parfois nous pourrions y répondre nous-même, mais d’autre fois il nous faudra alors faire des demandes, exposer nos besoins, négocier et même les défendre pour qu’il soit possible de les satisfaire.

Pour plusieurs d’entre nous, il est difficilement acceptable de porter l’entière responsabilité de nos besoins. Certains refusent parce qu’ils voient dans l’initiative des autres à leur égard, une preuve de considération ou d’amour. (« N’est-ce pas une grande preuve d’amour d’être deviné », pensent-ils.)

D’autres s’y objectent parce que faire connaître leurs besoins, dire ce qui leur importe, c’est trop se dévoiler et surtout, c’est informer l’importance qu’ils lui accordent. (« Je ne vais quand même pas lui dire que j’aimerais voir plus directement son appréciation; il va penser que je le prends pour mon père ! »)

En prenant nos besoins en charge, en effet, non seulement nous exposons ce que nous sommes, mais en plus nous avouons à d’autres l’importance qu’ils ont dans notre vie!

Il y a là un risque: celui de n’avoir pas la même importance pour l’autre ou que le besoin de l’autre ne coïncide pas avec le notre. Il se peut que nous vivions cette différence comme un rejet, que nous soyons dévalorisé ou que cela blesse notre orgueil.

Si nous considérons comme dramatique l’un ou l’autre de ces scénarios, il est évident que nous nous astreindrons. Nous choisirons alors de renier notre besoin ou d’attendre que l’autre le prenne en charge.

Si au contraire nous sommes prêts à risquer de faire face à un refus, nous aurons fait un pas de plus vers le respect de ce qui nous importe. Même insatisfaite, nous sortirons alors plus libre, grandie.

Voilà à quoi se résume essentiellement le chemin qui mène à la liberté.

L’autarcie

Une autre optique fort à la mode consiste à choisir de s’auto-suffire.

À l’encontre même de l’interdépendance qui caractérise les êtres vivants dans toute la nature, on choisit de se donner soi- même ce qu’on pourrait chercher à obtenir des autres.

Cette façon de voir repose en partie sur une conception de la responsabilité qu’on pourrait illustrer ainsi: il s’agit de mes besoins, c’est donc à moi d’y répondre.

C’est ainsi qu’on recommande de « s’aimer soi-même », « d’être sa propre mère », « de se confirmer soi-même », « de s’encourager soi-même ».

Cette tentative maladroite d’indépendance est un choix que plusieurs font après plusieurs tentatives infructueuses dans les relations inter-personnelles.

D’autres fois, c’est une peur excessive de la dépendance qui entraîne la personne dans cette direction.

Une telle option n’est pas prometteuse de satisfaction car il est impossible de se suffire affectivement. Les échanges affectifs sont en effet une nourriture psychique nécessaire durant toute notre vie.

Au bout du compte, cette méthode permet de moins se buter sur des noeuds relationnels, mais c’est au prix d’une solitude qui en découle nécessairement et des manques affectifs qui s’ensuivent. Et comme cette stratégie s’appuie sur un retrait et un évitement du contact avec les autres, elle ne permet pas non plus d’augmenter le sentiment d’être une personne libre, capable de se vivre pleinement en relation avec les autres.

C’est donc sur une fausse piste que nous conduit cet objectif. Ce n’est pas parce que je suis responsable de mon besoin que je peux remplacer adéquatement le support affectueux d’une mère en me supportant « affectueusement » moi-même.

L’auto-persuasion est une tactique qui prend de plus en plus d’ampleur. Elle vise à passer outre aux difficultés réelles vécues par rapport à soi-même et par rapport aux autres.

Dans cette optique, on tente de se débarrasser de ce que l’on viten se convainquant que cela n’a pas de raison logique d’exister.

Cette approche logique réussit parfois à convaincre intellectuellement, mais on pourrait dire que « le coeur ne suit pas » et qu’il faut accepter d’ignorer son vécu profond pour obéir aux directives qu’on se donne..C’est comme si on avançait « déconnecté de soi-même ».

À cause de cela, le chemin parcouru dans cette optique, c’est-à-dire, sans tenir compte de notre vécu complet, ne mène pas à une plus grande possession de soi,mais au sentiment inverse: on se sent dépossédé. Certains diront « Je suis perdu »,« Je ne sais plus ce que je veux exactement »,« Je ne sais plus qui je suis au fond ».)

La liberté intérieure n’est pas plus grande, au contraire, on a l’impression que c’est seulement en se persuadant et en s’encadrant d’un contrôle perpétuel qu’on peut réussir à fonctionner.

On se retrouve donc, en quelque sorte, dans une prison différente dont on est soi-même le gardien, mais sans plus de liberté.

Frederick Perls, le père de la Gestalt, disait qu’il faut d’abord être ce que l’on est si on veut changer.

À première vue cela ressemble à une tautologie, mais en fait ça n’a rien d’évident. On pourrait dire que pour devenir intérieurement libre, il est nécessaire d’être en contact avec soi et de se donner la liberté d’être soi. Cela signifie d’abord de s’autoriser à être atteint par les choses et les personnes comme on l’est, donc d’avoir les émotions et les besoins que l’on a réellement. Cela signifie ensuite de se vivre ouvertement tel que l’on est, car la liberté d’être est illusoire si elle s’applique seulement en catimini.

En d’autres termes , « j’existe, donc j’ai le droit d’exister », « je ressens, donc j’ai le droit de ressentir », « j’ai tel besoin, donc j’ai le droit de l’avoir » car en fait, je suis la seule qui puisse m’octroyer ces droits et décider d’exister.

Si j’ai besoin des autres dans cette démarche d’affirmation libératrice, c’est surtout à titre de témoins auxquels j’accorde une valeur ou un pouvoir.

Voilà …. j’ai été un peu longue certes, mais il y a tant à dire 🤗 Merci de votre attention🌹 Peintures de Yossi Kotler

Liberté…d’être soi-même (suite 1)

Chaque fois que je m’assume, je fais un pas en direction de la liberté intérieure.

Qu’est-ce que m’assumer? C’est me porter avec ce que je ressens, avec mes besoins, mes valeurs, mes aspirations.

À première vue il peut être étonnant de lire que le chemin pour gagner la capacité d’être libre passe par cette façon d’assumer ses sentiments et ses besoins.

Il y a plusieurs objections à accorder une telle place à nos émotions inconfortables et à nos besoins compromettants.

Nous sommes plutôt tentés de croire que c’est en étant accepté et aimé comme nous sommes, voire inconditionnellement, qu’on bâtit la sécurité nécessaire pour nous sentir libre d’être nous-même.

C’est avec cette conviction d’ailleurs qu’on s’acharne parfois à rechercher l’amour, l’acceptation, l’approbation. On constate toutefois que même en les obtenant gratuitement, on ne parvient pas à s’accepter mieux ou à se sentir plus libre d’être nous-même.

Tout l’amour du monde et toute l’acceptation des êtres chers ou estimés ne parviennent pas à nous transformer en personnes libres d’être elles-mêmes. C’est une grave erreur de croire qu’on puisse se donner soi-même, artificiellement, l’amour ou la reconnaissance qu’on attend des autres.

Et c’est aussi une erreur de penser que l’amour et la reconnaissance des autres peuvent nous transformer alors qu’au fond nous refusons d’en éprouver le besoin.

L’amour, l’acceptation, la reconnaissance des personnes qui ont de l’importance à nos yeux peuvent constituer une nourriture affective fort précieuse, mais à trois conditions: que je consente réellement à en avoir besoin, que je prenne linitiative d’exprimer mon besoin, qu’il s’agisse d’une personne très importante à mes yeux

Contrairement à ce qui paraît logique à première vue, ce n’est pas le fait de recevoir qui augmente notre solidité et notre liberté d’être, mais bien le fait d’oser être ce que nous sommes.

En consentant à vivre mes émotions, à éprouver les besoins qu’elles sous-tendent et en étant expressive de ceux-ci, j’obtiens deux résultats importants.

Non seulement je m’assume comme personne, mais en plus j’augmente mon estime de moi.

C’est par ce chemin aussi que celui qui veut s’aimer davantage y parviendra car « l’amour de soi » est en fait une « considération de soi » qu’on gagne à force d’agir d’une façon estimable à nos propres yeux.

Affirmer qu’il faut porter ses besoins ouvertement est « contre-culturel » pour la plupart d’entre nous.

Nous avons appris à refuser les sentiments qui nous procurent de l’inconfort. Nous avons aussi acquis la conviction que la dépendance à l’égard d’une personne aimée ou estimée est un signe de faiblesse psychologique, une sorte de preuve qu’on est incapable de vivre par soi-même.

Cela nous porte parfois à nous rebeller contre l’ascendant qu’une personne exerce sur nous et à le camoufler devant elle.

Comment conquérir cette Liberté d’être Soi-même ?
En consentant à ressentir nos émotions


Ressentir nos émotions signifie les accueillir, bien sûr,
mais ça exige plus que cela.
Nous devons les ressentir complètement et les laisser
être présentes durant tout le processus qui constitue leur « vie ».


L’émotion traverse plusieurs étapes .
Il ne faut pas lui opposer des obstacles, il faut laisser l’émotion nous informer sur ce qui nous atteint, nous manque et nous importe.
Comprendre mieux ce qui nous arrive et pouvoir davantage tenir compte de nos besoins.


Consentir au besoin


Comme l’émotion, le besoin s’impose à nous.
Notre pouvoir sur son existence se limite à le combler ou à refuser de le combler.
Le premier choix le fera disparaître au moins temporairement.
Certains besoins sont en effet récurrents.
La faim est l’exemple parfait d’un besoin qui revient régulièrement.
Il en est de même de l’affection,
du désir sexuel et de plusieurs besoins affectifs.


Si nous choisissons de ne pas combler notre besoin,
il subsistera tout simplement et prendra forcément de l’ampleur.
C’est parfois à notre insu qu’il grandira.
Alors, le manque donnera naissance à toutes sortes de symptômes qu’après un certain temps nous ne pourrons plus relier au besoin.
Ensuite, c’est la descente aux enfers qu’entraîne le refus des besoins.


Pour utiliser une fois encore l’analogie avec le plan physique,
ce n’est pas parce que nous ignorons notre faim qu’elle disparaît.
Le signal habituel par lequel elle nous est indiquée pourra s’estomper, nous laissant sous l’impression que nous n’avons plus faim.
Mais il sera remplacé par d’autres signaux: faiblesse, mal de tête…
Si nous cessons de nous alimenter sous prétexte
que nous ne ressentons pas la faim, c’est sur notre santé elle-même que nous constaterons des répercussions.
Le combat « contre » un besoin est une lutte parfaitement stérile car l’existence du besoin n’est pas soumise à la volonté.


À cet égard, les besoins psychiques fonctionnent sur le même modèle que les besoins physiques: on ne le choisit pas.
Cependant, alors que les besoins physiques trouvent la plupart du temps une réponse automatique,
la réponse aux besoins psychiques est soumise à notre libre-arbitre.
Voilà pourquoi nos besoins affectifs sont souvent malmenés!

Encore à vous dire …. on remet çà demain ? 😉 Les peintures sont toujours de Yossi Kotler

La liberté d’être … soi-même !

Chacun d’entre nous aspire à une sorte de bien-être, une sérénité provenant de la capacité d’être soi- même.

Cette liberté d’être nous manque souvent,même seul avec nous-même et elle est fortement mise à l’épreuve dans nos relations avec les autres.

C’est très souvent le contraire que nous éprouvons: nous vivons des impasses, nous butons à répétition sur les mêmes difficultés et nous demeurons prisonniers dans les mêmes noeuds.

Il existe, deux sortes de situations dans lesquelles on a l’impression d’être prisonnier de soi-même ou de son passé.

Il y a d’une part, les expériences incomplètes qui surgissent souvent et avec force, à des moments où on ne s’y attend souvent pas.

Il y a d’autre part, les scénarios stériles que nous répétons à travers nos nombreuses relations significatives.

Je suis libre lorsque…

… je suis capable de te dire que je t’aime et que ton amour est crucial pour moi
… je peux risquer d’être ridicule pour faire ce qui me plaît
… j’oser montrer que je ne suis pas sûr de moi
… je suis capable de te demander de t’occuper de moi quand j’en ai besoin
… je suis capable d’avouer mon inconfort même devant des gens importants pour moi
… je supporte facilement la critique
… je suis capable de te montrer à quel point je te trouve attirant
… je prends le risque de demander des critiques
… je suis prête à t’avouer mon amour sans être certaine de tes sentiments

Je ne suis pas libre lorsque…

.… j’attends anxieusement que tu m’aimes
… je renonce à m’exprimer par peur du ridicule
… je bégaie par manque d’assurance
… je te manipule pour que tu t’occupes de moi
… je te cache combien tu me séduis
… je croule sous la critique
… je me haïs de rougir en m’exprimant
… j’ai besoin qu’on m’approuve mais je n’ose pas le demander
… je cherche à capter l’attention en faisant mine de rien
… je considère mes besoins affectifs comme infantiles
… je m’excuse lorsque tu n’aimes pas ce que je ressens

Qu’est-ce que cette liberté?

C’est une indépendance intérieure.

C’est celle qui me permet d’oser être moi-même, en tout temps, avec toutes les personnes qui ont de l’importance à mes yeux.

C’est la liberté qui me permet de ne pas avoir besoin de me durcir pour le faire ou de nier l’affection et l’estime que j’ai pour eux. Je crois que chaque personne aspire à cette liberté qui est, en fait, une liberté intérieure.

Je crois même que chacun d’entre nous travaille assidûment à la gagner.

Cette liberté correspond à l’idée qu’on se fait d’être bien dans sa peau: être à l’aise d’être soi-même, qu’on soit seul ou en relation avec d’autres personnes.

Même si l’atteinte de cette liberté est un objectif crucial dans notre vie, il peut arriver qu’on y renonce. Mais c’est le découragement devant la difficulté ou l’usure d’avoir beaucoup essayé en vain, qui nous conduit à ce point.

Nos essais ne donnent pas les résultats escomptés et on n’a plus l’espoir d’y arriver ou l’énergie de continuer.

On opte alors pour laisser faire: renoncer « à être comme on voudrait être » avec son conjoint, son fils, sa mère…

Le plus souvent, ce renoncement s’accompagne d’une distance et d’un refroidissement des sentiments.

On abandonne parce qu’on ne sait plus quoi faire, mais le besoin de se vivre librement demeure et le retrait nous laisse triste, sinon amer.

D’autres fois, l’abdication est catastrophique.

Ne parvenant pas à être bien dans notre peau, on opte pour les anti-dépresseurs, les anxiolytiques, l’alcool, devenir une bête de travail…

Ce choix peut être situationnel, mais il peut imperceptiblement devenir définitif.

À quelles conditions est-il réaliste d’aspirer à gagner cette liberté intérieure?

Par quel chemin est-il possible de devenir bien dans sa peau et satisfait de sa façon d’être dans toutes ses relations? Il n’y a pas de recette miracle, mais un chemin bien particulier.

On pourrait dire que ce chemin n’est pas tellement fréquenté, parce qu’il est inconnu.

Mais il faut reconnaître aussi qu’il rebute, à première vue car il comporte de volumineux cahots qui peuvent décourager celui qui craint de vivre avec ses sentiments.

Mais ce chemin est comme certaines montagnes et certaines mers: une fois qu’on devient habile à les fréquenter, aucun autre ne nous paraît meilleur et plus satisfaisant.

Comme je suis un peu longue, la suite sera pour demain, si cela vous intéresse … 😉 Les peintures sont de Yossi Kotler

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Vivre le moment présent …

Tout d’abord, je tiens à vous dire que le « moment présent » détient un Pouvoir…
celui de la transformation de la conscience : en vivant dans l’instant présent, cela permet de transcender notre ego et d’accéder à un « état de grâce, de légèreté et de bien être ».

Il ne s’agit aucunement de « renier » son passé ni « d’occulter » l’avenir ….

Qu’est-ce qui nous empêche de penser et de vivre le moment présent : c’est l’identification au « mental », car celle-ci amène la pensée à devenir compulsive.
L’incapacité à s’arrêter de penser est une épouvantable affliction … (vous seriez une exception si vous m’assuriez du contraire ! 😂 )

Nous ne nous en rendons pas compte parce que presque tout le monde en est atteint: nous en venons à la considérer comme normale.
Cet incessant bruit mental nous empêche de trouver ce royaume de calme intérieur qui est indissociable de l’Etre.
Ce bruit crée également un faux Moi érigé par l’égo qui projette une ombre de peur et de souffrance sur tout…. (là, je vous sens d’accord avec moi et je pense que vous venez de commencer de comprendre où je veux en venir avec mon moment présent ! 😉

Le penseur compulsif, c’est à dire presque nous tous, vit dans un état d’apparente division, dans un monde déraisonnablement complexe où foisonnent perpétuellement problèmes et conflits, un mode qui reflète l’incessante fragmentation du MENTAL.

Un état d’unité avec l’être est un état d’illumination.
L’illumination est non seulement la fin de la souffrance et du perpétuel conflit en soi ou avec le monde extérieur, mais aussi d’un épouvantable esclavage, celui de l’incessante pensée.
Et c’est là (j’en ai fait ma propre expérience…😉) une incroyable LIBERATION!

Le mental crée un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements, et de définitions qui empêchent toute VRAIE relation …. (et croyez-moi encore, c’est bien vrai , j’en ai suffisamment fait les frais !!!)

Cet écran « mental » s’interpose entre vous et vous-même, entre vous et les autres, entre vous et la nature, entre vous et le Divin ou l’Energie Supprême ou certains l’appellent Dieu !
Cet écran de pensées amène cette illusion de division, l’illusion qu’il y a vous et un « autre », totalement séparé de vous.

Il ne faut pas oublier un fait essentiel: derrière le plan des apparences physiques et de la diversité des formes, vous ne faites qu’UN avec TOUT ce qui est.

Penser est devenu une maladie et celle-ci survient quand les choses sont déséquilibrées.
Par exemple, il n’y a rien de mal à ce que les cellules du corps se divisent pour se multiplier, mais lorsque ce phénomène s’effectue sans aucun égard pour l’organisme dans sa totalité, les cellules prolifèrent et la maladie s’installe . Vous me suivez ?

Le MENTAL est un merveilleux outil si l’on s’en sert à bon escient.
Dans le cas contraire, il devient très destructeur.
Plus simplement, ce n’est pas que vous utilisez mal votre mental,c’est plutôt qu’en général, vous ne vous en servez pas du tout : car c’est LUI qui se sert de vous ! Et c’est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental.
C’est cela l’illusion. L’outil a pris possession de vous.

Posez-vous cette question : puis-je me libérer du mental quand je le veux ? (c’est à dire arrêter complètement de penser sur demande ?) Si la réponse est NON , dans ce cas, le mental se sert de vous et vous, vous êtes inconsciemment identifié à LUI.
Vous ne savez même pas que vous êtes son esclave!
C’est un peu comme si vous étiez possédé sans le savoir, et que vous preniez cette entité qui vous possède, pour vous.

La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n’êtes pas cette entité, c’est à dire le penseur.
Là, vous pouvez commencer à la surveiller et quand vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé et vous comprenez petit à petit qu’il existe un immense royaume d’intelligence au delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu’un infime aspect de cette intelligence.

Vous allez réaliser aussi que toutes les choses vraiment importantes : la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix…trouvent leur source au delà du mental.
Et alors, vous allez commencer à vous éveiller!

Ne laissez pas vos pensées vous mener par le bout de votre ego ….
soyez seulement Vous
et votre Coeur …
Prenez le pouvoir de l’instant présent .

Pourquoi vous faire partager ceci ?

Tout simplement parce que j’en ai moi-même fait l’expérience au cours de ces 3 ans passés dans un cauchemar intérieur géré par le mental….


Je m’en suis libérée grâce à la lecture de ce livre : (Le pouvoir du moment présent de Eckart Tolle)

Et pour tous ceux qui souffrent de cet emprisonnement de leurs pensées (ils sont malheureusement la majorité dans la triste époque que nous vivons!)

Je souhaite qu’ils s’en libèrent également.

Âge mûr …

J’ai deux filles qui ont passé la quarantaine …

Cela m’amène aujourd’hui à une réflexion sur le sens de la vie .

.

On considère que l’âge mûr commence vers 40 ans en général. Pourquoi 40 ans est-ce considéré comme une sorte d’âge fatidique qui serait comme la « crise du milieu de vie » ?

En fait,  à 40 ans, c’est l’heure des premières réflexions, des premiers bilans…

Qu’ai-je fait de ma vie ?

Ai-je bien fait les bons choix ?

Ai-je accompli ce que je voulais faire ?

C’est à cet âge que l’on commence à s’interroger sur « soi », ce qui provoque parfois de grands bouleversements dans sa vie de famille ou dans sa vie professionnelle, selon que l’on pense avoir fait les bons ou les mauvais choix…

On considère donc 40 ans comme l’âge d’entrée en âge mûr!

Il est vrai qu’à cet âge, beaucoup d’évènements ont déjà eu lieu, et qui ont accélérer une certaine prise de conscience, la conscience du temps qui passe, du temps qui reste pour finir ce que l’on a commencé ou ce que l’on a pas encore entamé.

On prend conscience que les enfants grandissent, que les premières rides se font plus marquées; on remarque un peu plus les décès autour de nous,…

Ces évènements, du plus banal au plus important, nous donnent tous cette idée :dépêchons-nous si l’on veut en profiter …

On réalise soudain que tout va s’arrêter et que le temps lui, file à tout jamais …

Alors, on fait le bilan, on regarde en face les lacunes et les erreurs que l’on a commises au long de ces années.

On peut se rendre compte de la routine qui s’est installée dans le couple: on ne regarde plus vraiment l’autre comme un amant ou amante mais comme un compagnon de route ou l’autre parent des enfants …

Au travail, on supporte de moins en moins les contrariétés, on se méfie des plus jeunes qui arrivent sur le marché, ceux qui maitrisent mieux et plus vite l’informatique que vous, qui parlent mieux une autre langue, qui réagissent et enregistrent plus vite…

Bref, on commence à se sentir légèrement à la traine ou quelque peu dépassé, on a l’impression que sa vie n’est pas telle qu’on l’avait désirée, on commence à avoir aussi un sentiment d’urgence et un désir de changement , parfois même une très grande envie de donner un coup de pied dans tout çà et tout refaire autrement !!!

Et çà, çà peut se révéler très problématique !

Alors bien sûr il y a toujours ceux ou celles qui sont les plus chanceuses, qui ont pu se réaliser et qui se sont « trouvées »….

Je vous rassure, c’est loin d’être la majorité …. mais ces personnes là passent le cap de la quarantaine sans aucun souci. Pour elles, l’heure des premiers bilans leur apportera une certaine plénitude et aussi une certaine satisfaction.

Les personnes qui ne traversent pas de crise à 40 ou 50 ans sont souvent celles qui ont une vie équilibrée et qui sont parvenues à donner un sens à leur existence et ce dans plusieurs domaines: amour, travail,famille, loisirs personnels …

Cela ne signifie pas que tout va pour le mieux, mais qu’il y a équilibre dans les éléments qui composent leur existence.

Effectivement c’est quand cet équilibre dans la vie fait défaut que ce passage est très difficile. 

Quand le travail a la place primordiale : on pète les plombs et on fait n’importe quoi…

Quand le physique a la place primordiale : on fait son premier lifting pour ne pas perdre sa seule « arme »…

Quand on a consacré tout son temps aux enfants : on déprime quand ceux-ci prennent leur autonomie…

Quand on pense ne pas avoir eu assez d’expériences : on prend un amant ou une maitresse …

Tout ceci n’est fait que pour redonner un sens à son existence. 

Tout bouleversement est loin d’être un nouveau départ et certains de ces faux départs se soldent par des séparations sanglantes, des dépressions sévères, des vies de famille brisées etc…

Et puis, une autre catégorie que l’on rencontre de plus en plus : ceux qui n’acceptent sous aucun prétexte que l’âge fasse la loi!  

Ceux là refusent tout simplement de vieillir et font tout ce qu’ils peuvent pour rester « jeunes » et cela donne parfois des résultats navrants et ils finissent par se détruire psychologiquement 

mais ,

cela est une autre histoire ….

Les Femmes…

Ah, les femmes !
Elles sortent du Titanic en premier.
Les taxis s’arrêtent pour elles.
Elles ne commettent jamais de faute de goût puisqu’elles font avancer la mode.
Elles ne ressemblent pas à une grenouille en costume quand elles dansent.
Parfois, un carré de chocolat suffit à résoudre tous leurs problèmes.
Elles n’ont jamais à regretter de s’être fait percer les oreilles.
Elles peuvent faire des commentaires sur les étourderies des hommes en leur présence puisque de toute façon ils ne les écoutent pas.
Elles oublient de se raser…personne n’est obligé de le savoir.
Elles peuvent juger un homme rien qu’en regardant la qualité de ses chaussures.
Elles portent leur beauté et les hommes portent leurs valises.
Elles sourient quand elles veulent crier !!!
Elles chantent quand elles veulent pleurer…
Elles pleurent quand elles sont heureuses et rient quand elles sont nerveuses.
Elles se battent pour ce en quoi elles croient.
Elles s’élèvent contre l’injustice.
Elles ne considèrent pas un « NON » comme une réponse quand elles croient qu’il y a une meilleure solution.
Elles sont effondrées lors de la perte d’un membre de la famille et pourtant elles restent fortes même quand elles semblent au bout de leurs forces.
Elles se privent de nouvelles chaussures pour que leurs enfants puissent en avoir.
Elles accompagnent leurs amis chez le docteur, même pour un rhume.
Elles pleurent pour la réussite de leurs enfants et sautent de joie pour les victoires de leurs amis.
Elles savent qu’une étreinte et un bisou peuvent soulager un cœur brisé.
Elles prendront leur voiture, l’avion, viendront en marchant ou en courant ou vous enverront un Mail juste pour vous montrer qu’elles se soucient de vous.
Le cœur d’une femme, c’est ce qui fait tourner le monde !
Les femmes font beaucoup plus que seulement mettre des enfants au monde.
Elles engendrent la joie et l’espoir.
Elles génèrent de la compassion et des idéaux.
Elles sont un soutien moral pour leur famille et leurs amis.
Elles ont beaucoup à dire et beaucoup à offrir.

Le syndrôme Anna Karénine

Lev Nicolaïevich Tolstoï, ou Léon Tolstoï, a laissé à la postérité un roman qui n’est pas seulement devenu l’un des plus grands classiques de la littérature mondiale, mais qui est le reflet de la passion amoureuse, si intense, si dangereuse, et parfois si tragique : Anna Karénine.

Il existe le syndrome « Anna Karénine « qui ne fait pas référence à la fin tragique de cette héroïne, mais à la folle passion de celle-ci, où dans son union affective qu’elle a vécu, elle va au delà de ses propres limites…

Il y a de grands dangers dans une relation obsessionnelle, notamment pour la santé physique mais aussi psychologique et dont les conséquences sont parfois irréversibles.

J’ai vécu moi même il y a quelques années maintenant, une relation obsessionnelle, une passion dévorante et destructrice … Je vais essayer de témoigner et de décrire cette emprise néfaste qu’est cette sorte d’amour

Une relation obsessionnelle nous fait nous sentir vivant, plein d’émotions toutes plus puissantes les unes que les autres, comme l’attraction physique, l’union émotionnelle, l’engagement mutuel, et l’obsession. Cette sensation est capable de faire du « toi et moi » la chose la plus importante de sa vie !

On se retrouve alors dans un état autre que celui de l’amour véritable, peu à peu on perd le contrôle de soi, on tombe dans une dépendance absolue dans laquelle les limites sont sans cesse repoussées et l’on est capable de tout !

On abandonne peu à peu sa famille, ses amis, ses relations au profit de l’être aimé, et on finit par se soumettre totalement au contrôle de l’autre pour mieux le garder…Il s’agit là d’un trouble affectif obsessionnel !

Alors commence une grande source d’angoisse, on veut l’élu en permanence à ses côtés, on devient méfiant, envahi par la peur, peur d’être trompé, peur d’être abandonné, peur de déplaire, peur de ne plus plaire, de ne plus être aimé etc…tout ceci amène à un état d’anxiété extrême et permanent dont on ne peut plus s’extirper !

Petit à petit, on perd toute estime de soi, son intégrité, son équilibre émotionnel, sa faculté d’analyse, on centre sa vie sur celle de l’élu de façon abusive jusqu’à en oublier la sienne…Cette passion devient totalement destructrice !

Dans le début d’une relation, il est normal de ressentir cette passion si intense et incomparable…mais attention de ne pas tomber dans ce piège dangereux !

Pour cela, il ne faut pas rechercher à combler des vides avec une relation. Nous entendons dire que nous devons trouver notre « moitié » et c’est un leurre…il faut au contraire trouver une complémentarité en s’épanouissant individuellement, en étant réfléchie et mature, en respectant ses propres désirs, en étant capable d’être heureuse seule et de procurer du bonheur aux autres. En aucun cas il ne faut rechercher quelqu’un pour combler des vides ou des peurs…l’amour, le vrai , doit être un enrichissement mutuel. Une relation qui vous prive de liberté, est une relation stérile et qui mène à sa destruction automatique et parfois même au suicide !

Il est très néfaste d’aimer « aveuglément « …

Il faut aimer avec le coeur dans un mode conscient, dans le respect des valeurs de chacun, en étant conscient de la liberté d’agir et de penser respective, avec beaucoup d’écoute et de compréhension, d’indulgence aussi … La jalousie, le chantage et la méfiance ne doivent pas exister pour que la relation soit stable, heureuse et durable dans une complémentarité certaine et une compréhension de chaque jour.

Les personnes atteintes de ce syndrome d’Anna Karénine, sont atteintes de peur de l’abandon, d’un manque affectif datant de l’enfance, de maltraitances parentales affectives et ont besoin d’une aide médicale et psychologique pour pouvoir mener à bien une relation affective .