Aimer ( Chapitre 1 )

Les peintures « série Chats » sont de L.Salomé Roche

Je me suis mise à réfléchir sur cette petite phrase, qui peut sembler anodine, mais qui représente de nos jours une des principales causes de séparation dans un couple :

« Je t’aime, mais je ne suis plus amoureux! »

Dans le passé, les couples se séparaient la plupart du temps parce qu’ils en arrivaient à se détester et ne se supportaient plus.

De nos jours, les séparations interviennent plutôt par une lassitude, un ennui, bref : un manque d’amour.

Jadis l’amour était l’un des ingrédients d’une relation heureuse car on pouvait rester ensemble pour d’autres raisons, le qu’en dira-t-on, les raisons économiques, les raisons familiales, le bien être des enfants …

Mais aujourd’hui, les couples cherchent plutôt à vivre une relation à la fois passionnée et enrichissante.

Il est vrai que à l’heure actuelle on consacre beaucoup plus de temps au travail pour être de plus en plus productif et atteindre un niveau de vie de plus en plus élevé, l’amour demeure donc le « refuge » du bonheur, et cela vient ajouter beaucoup de pression à notre vie sentimentale.

Mais encore faut-il avoir une idée bien précise de ce qu’est l’amour et de ce qui favorise ce sentiment.

Quand tout va bien, on se détend. On laisse l’amour adoucir les soucis quotidiens sans trop se poser de questions … tout çà c’est très bien jusqu’à ce que l’amour disparaisse et que le couple se demande ce qui lui arrive.

Alors, l’un des partenaires ne sait pas expliquer pourquoi il a toujours des sentiments mais n’est plus amoureux, et l’autre veut savoir où ils ont échoué.

Bien souvent les deux partenaires d’un couple se parlent d’amour … mais ils en ont une définition différente.

Tant qu’ils ne se mettront pas d’accord sur la définition de l’amour, leur conversation tournera en rond et il y aura mésentente.

La plupart des chansons populaires parlent d’amour de même que la plupart des romans et des films, et c’est là que nos esprits s’embrouillent.

On devrait pouvoir comprendre l’amour ou tout au moins le définir…On aime nos mères, nos enfants, nos amis … et même le chocolat !

L’amour peut aussi bien décrire la folie qui fait tourner la tête les premiers jours que, dix ans plus tard, le fait de se tenir par la main en toute confiance.

Y aurait-il un seul petit mot qui expliquerait cette diversité d’émotions ?

Le dictionnaire ne nous aide pas beaucoup. Il y a deux bonnes douzaines de définitions ayant trait

à l’affection,

à la tendresse, 

à l’attirance,

à l’attention,

à l’amourette, 

à l’appréciation de quelqu’un, 

au désir que l’on a pour lui…

Or, il y a un immense fossé entre « apprécier » et « s’éprendre » de quelqu’un.

Le problème c’est qu’il n’y a qu’un mot pour parler de trois sentiments très distincts : les débuts :« la passion de la lune de miel », l’intimité: construction au fil des années, l’instinct protecteur : à l’égard des liens familiaux.

Il faut donc employer un autre vocabulaire pour nommer ces différences et ainsi mieux comprendre la nature de ces sentiments.

En 1970, Dorothy Tennov, psychologue expérimentale a voulu comprendre ce qui se passait quand quelqu’un tombait amoureux.

Elle a été surprise de découvrir que les pères fondateurs de sa discipline étaient peu nombreux.

Freud a rejeté l’amour romantique au rang du simple blocage de la pulsion sexuelle, tandis que le sexologue Havelock Ellis, a réduit ces émotions compliquées à une équation : amour=sexe+amitié.

Dorothy Tennov a donc conduit des entretiens avec 500 individus et, malgré les différences d’âge, d’orientation sexuelle et d’origine, elle a trouvé une similarité stupéfiante dans la description que chacun faisait des sentiments ressentis pendant les premiers jours d’une histoire d’amour.

Les plus courantes descriptions de l’état amoureux :

Pensée intrusive : impossible de penser à autre chose qu’à la personne aimée

Douleur au cœur : moments d’incertitude

Sensation de flotter sur un nuage: la pensée que l’autre est aussi amoureux que vous

Sensibilité accrue: Peur d’être rejeté

Timidité déstabilisante: en présence de l’être aimé

Blocage sur cet état: tout le reste est sans importance

Idéalisation de l’autre : on aime ses défauts, ce sont les « siens »

Délice suprême: même s’il y a souffrance potentielle.

Ces mêmes sentiments sont ressentis durant cette phase du début à travers le monde entier, aussi bien décrits par les hommes que par les femmes avec la même intensité.

Dorothy Tennov a nommé cet état bien spécial : la« limerence »

Plein de questions alors me viennent à l’esprit:

Combien de temps dure-telle?

Finit-elle par disparaitre totalement?

Si elle durait toujours, serait-elle agréable à vivre?

Que devient l’amour après la limerence ?

Peut-on retrouver cet état dans son couple ?

La réponse dans le prochain article (Aimer chapitre 2)

Deux mots…

Deux mots, quatre voyelles
Partageant le plaisir
De marier trois consonnes
Suscitant le désir,
En se donnant des ailes
Pour mieux croquer la pomme…

Deux mots simples et beaux,
Bien souvent répétés,
Deux mots toujours hardis,
Parfois mal employés
Ou bien qui sonnent faux,
Ou pas toujours compris…

Deux mots qui sont si doux
Que l’oreille ils enchantent,
Que le coeur ils chavirent.
Ces deux mots qui me hantent,
Deux mots et puis c’est tout,
Saurais-je vous les dire ?

Doucement, tendrement,
Rien que pour votre coeur
Comme on dit un poème,
Deux mots de pur bonheur
Je les dis à présent,
Rien que deux mots
 » Je t’aime « 


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Peinture de Miho Hirano

Fernando Pessoa

Fernando António Nogueira Pessoa est un écrivain, critique, polémiste et poète portugais trilingue.

Né le 13 juin 1888 à Lisbonne, ville où il meurt des suites de la tuberculose le 30 novembre 1935, il a vécu une partie de son enfance à Durban en Afrique du Sud.

Certains vont jusqu’à le classer parmi les plus grands écrivains de tous les temps. Il écrivait en anglais ou en portugais, mais n’a quasiment rien signé de son nom (sauf des articles dans les journaux) et a très peu publié de son vivant.

En portugais « pessoa » signifie « personne ». L’écrivain n’a pratiquement jamais publié sous son nom, mais sous une multitude de pseudonymes qu’il appelait ses « hétéronymes » tant chacun correspondait à une personnalité différente.

Jeune, il est l’un des meilleurs élève de la Durban High School, puis fréquente l’université du Cap et commence à écrire en anglais. Il écrira des poèmes dans cette langue jusqu’en 1921.

« Après son retour définitif d’Afrique du Sud en 1905, à l’âge de 17 ans, Pessoa n’a plus jamais voyagé. Il n’a pratiquement plus quitté Lisbonne; et l’on peut même dire qu’il a passé tout le reste de sa vie, c’est-à-dire trente ans, dans un espace assez restreint pour qu’on puisse le parcourir à pied. Entre la place São Carlos, où il est né, et l’hôpital Saint-Louis des Français, où il est mort, il y a à peine un kilomètre.

Grâce à l’héritage de sa grand-mère, il ouvre en 1907 un atelier de typographie qui sera vite un désastre financier. L’année suivante, il entre au journal Comércio en tant que « correspondant étranger » et travaille comme traducteur indépendant pour différentes entreprises d’import-export, ce qui sera jusqu’à sa mort sa principale source de revenu.

En 1915, il crée la revue Orpheu qui marque sa véritable position dans le monde littéraire. Sa liberté de ton choque aussi bien la critique que le public. La revue ne comptera que deux numéros.

En 1917, il publie Ultimatum, inspiré du Manifeste futuriste de l’italien Marinetti.

En 1921, Fernando Pessoa lance avec quelques amis la maison d’édition librairie Olisipo qui publiera quelques uns de ses poèmes en anglais.

À partir de 1922, il collabore assidûment à la revue littéraire Contemporânea, puis à la revue Athena qu’il a contribué à fonder en 1924…

De 1920 à sa mort en 1925, il recueille sa mère veuve et invalide, rentrée au Portugal.

À partir de 1925, il vit avec sa sœur Henriqueta et son beau-frère le colonel Caetano Dias. Fernando Pessoa a, pendant quelques années, une histoire d’amour avec une certaine Ophélia à laquelle il ne donnera pas de suite.

« Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l’existence obscure d’un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître « païen » Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit « sensationniste ».

Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son « intranquillité », tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l’anglais, explore toutes sortes d’autres voies, de l’érotisme à l’ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l’on n’a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d’une œuvre informe, inachevée, mais d’une incomparable beauté. » (Christian Bourgois)

En 1934, Fernando Pessoa remporte le prix Antero de Quental pour Message, sorte d’épopée d’un patriotisme universaliste (son unique livre publié de son vivant).

L’année suivante, il refuse d’assister à la cérémonie de remise des prix Antero de Quental, présidée par Salazar. En octobre 1935, en guise de protestation contre la censure, il décide de ne plus rien publier au Portugal.

Il meurt le 2 décembre, pauvre et méconnu du grand public .

En 1968, seulement, on commence l’inventaire de la malle où il entreposait ses écrits. On découvre plus de 27 000 manuscrits signés par soixante-douze auteurs différents. Par le jeu de ses hétéronymes, mystérieux doubles littéraires, Pessoa entendait être toute la littérature portugaise à lui seul.

« Pessoa, comme d’ailleurs Frantz Kafka, souffre à posteriori d’une réputation d’homme solitaire et triste, voué aux tourments métaphysiques d’une existance placée sous le signe du désespoir.

C’est trop vite confondre l’homme et l’œuvre, même si le désir de disparaître la plupart du temps derrière les travestis de ses personnages (Pessoa étant devenu l’un d’eux) est évident. Il fréquente un cercle d’amis dans les cafés, publie des billets et des articulets dans les journaux et les revues lisboètes, se mêle d’édition et rêve d’être le chef de file d’un mouvement d’avant-garde, l’intersectionnisme. » (extrait d’un article de Gérard-Georges Lemaire, Le Magazine littéraire, mars 2000) Parmi ses amis les plus proches : les écrivains Mário de Sá Carneiro, José de Almada-Neigreiros, Luís de Montalvor…

Finalement reconnu comme l’un des grands écrivains portugais, il repose depuis 1985 au fameux monastère des Hiéronymites, sur les bords du Tage, auprès des cénotaphes de Vasco de Gama et de Camões.

Il est traduit un peu partout dans le monde, son œuvre est sujet de nombreuses thèses universitaires.

En France, les éditions La Différence et Christian Bourgois ont entamé la publication de ses œuvres complètes, interrompue à la suite des changements de législation dus à la « Directive européenne relative à la durée de protection des œuvres littéraires et artistiques ». Ces publications reprendront en 2005 quand son œuvre sera tombée définitivement dans le domaine public.

Joao Beja

Un poème sommeille en moi
Qui exprimera mon âme entière.
Je le sens aussi vague que le son et le vent
Non modelé dans sa forme accomplie.

Il n’a ni stance, ni vers, ni mot.
Il n’est même pas tel que je le rêve.
Rien qu’un sentiment confus de lui,
Rien qu’une brume heureuse entourant la pensée.

Jour et nuit dans mon mystère intime
Je le rêve, je le lis, je l’épelle,
Et sa vague perfection toujours
Gravite en moi à la frange des mots.

Jamais, je le sais, il ne sera écrit.
Je sais et j’ignore à la fois ce qu’il est.
Mais je jouis de le rêver,
Car le bonheur, même faux, reste le bonheur.

Katya Fairy

Des sculptures en papier mâché, qui rassemblent talent, humour et poésie…et un travail considérable de détails et de finitions …

Une artiste Russe ,Sibérienne plus exactement, qui vit maintenant à Chypre et qui a un talent absolument fabuleux.


Son nom est Katya et regroupe ses oeuvres sous le nom global de « fairy tales ».


Il n’y a pas de site Internet sur elle ( à ma connaissance), juste une page facebook pour ceux qui y sont allés voir c’est extraordinaire.
Salut, mon nom est Katya. Je suis originaire de Sibérie (brrr-r-r-r). Mais maintenant je vie à Chypre 🙂
Je fais des poupées pour « grands enfants ».

Pour ceux qui se souviennent encore de la route de la petite enfance: à l’époque où les arbres étaient plus grands et les rêves étaient plus lumineux …

Plein de poésie, de fraicheur, de merveilleux petits personnages qui prennent vie.

Anna Carll

Anna Carll est née en 1960 à Charleston, WV, dans une grande famille germano-américaine avec cinq autres frères et sœurs et a grandi à Sarasota, FL.

En 1984, Carll a obtenu son BA de l’Université de Floride, puis a déménagé à Atlanta, en Géorgie, où elle a vécu et travaillé pendant 16 ans. Carll fait maintenant sa maison à Chattanooga, TN.

Carll a commencé sa carrière en tant qu’illustratrice et graphiste, avec une solide expérience en histoire de l’art.

En 1992, Carll a commencé des études privées avec le regretté peintre Ouida Canaday, co-fondateur du Atlanta Piedmont Arts Festival. Canaday était un contemporain de l’artiste d’Atlanta, Joe Perrin.

En 1999, Carll a quitté l’industrie du design graphique pour devenir peintre à plein temps. À partir de ce moment, elle a évolué en tant qu’artiste autodidacte.

Les principales influences de Carll sont Picasso, Matisse, Lee Krasner, Gerhard Richter et Pat Steir.

LA SÉRIE EROSION

La série Erosion consiste à voir la beauté dans l’événement naturel de la décomposition et à construire une esthétique autour d’elle. Comme le wabi-sabi japonais; l’acceptation de l’éphémère et de l’imperfection – je réutilise et crée une nouvelle vie à partir du travail passé ou recommence sur de nouveaux panneaux ou du papier. À l’intérieur comme à l’extérieur du studio, l’observation de la décomposition naturelle du cycle de vie m’a fait comprendre que dans la réduction, plus il y aura de possibilités.

PEINTURES ABSTRAITES

En peignant tranquillement, j’ai à la fois des moments décisifs et un œil attentif et sérieux. Au milieu de cela, ce qui se passe, ce sont des nuances, des hasards, des associations intuitives, le chaos et la réduction. Travailler avec l’abstraction me permet d’explorer les frontières entre l’espace positif et négatif, l’utilisation de textures inhabituelles et le mélange de différents médias.

Je commence ce travail à plat en ajoutant et en soustrayant des couleurs subtiles et intenses ainsi qu’en explorant différents types de texture lourde. Je laisse les médias à base d’eau couler et flaquer dans la vallée des marques et des textures qui ont d’abord été déposées, améliorant l’interaction avec la peinture, les encres ou les papiers collés faits à la main en ajoutant progressivement plusieurs couches qui commencent à former la base des grilles urbaines , collages urbains et botaniques urbains.

Une fois que la couleur et le chaos sont atteints sur la surface, les pièces montent ensuite sur mon mur de peinture où je commence le processus de réduction. Je suis fasciné par le push / pull de la création de civilisations et la nature qui les reprend. Pour les peintures en grille, je commence par coller les zones de la surface qui m’intéressent pour commencer la formation de la grille de la rue urbaine alors que je construis la composition entre l’espace positif et négatif.

Les collages urbains commencent par la réutilisation des rabats imprimés de ma pratique des arts du livre et de tous les papiers faits à la main que j’ai dans le studio. Une fois que j’ai atteint une certaine densité, je commence le travail de fond positif / négatif avec de la peinture et des collages supplémentaires si nécessaire. La botanique urbaine se concentre davantage sur la relation entre les natures, la croissance botanique implacable dans les coins et recoins de l’architecture urbaine.

Faire ces peintures est autant une expérience physique qu’une expérience psychologique.