Les Shadocks

Vous souvenez-vous des Shadoks … présentés et racontés par Claude Piéplu ?

Le 29 avril 1968, il y a cinquante ans, l’ORTF était chamboulée par l’arrivée des Shadoks, de drôles d’oiseaux pratiquant l’art de l’absurde avec un talent rarement égalé depuis. La série d’animation créée par Jacques Rouxel avec l’aide de René Borg allait devenir un phénomène cathodique. Dès le 1er épisode, dès le générique, les Shadocks ont prouvé qu’ils n’avaient pas peur des fausses notes : 208 épisodes, diffusée entre 1968 et 1975 pour les trois premières saisons et en 2000 pour la quatrième saison sur Canal +.

Cette série relate les différentes histoires et mésaventures des Shadoks, des êtres anthropomorphes à l’apparence d’oiseaux rondouillards – à ce jour, toujours non identifiés – possédant de longues pattes et de petites ailes ridicules.

La série raconte les mésaventures des Shadoks, profondément loufoques, du genre bête et méchant, leur vocabulaire est limité, ils veulent de quitter leur planète pour rejoindre la Terre et construisent pour cela des machines improbables, qui ne fonctionnent jamais.

Premier épisode : 29 avril 1968 Episode final : 2000

Voici le tout premier épisode …

Quelques une des devises des Shadoks …

Histoire de sourire au souvenir de cette diffusion TV humoristique !

Quand les Shadoks luttèrent contre un virus !

Quand les Shadoks pompaient…

Les Shadoks et la maladie mystérieuse…

Quand çà ne va plus !

Peintures de Oswaldo Guayasamin

Immanquablement, presque immanquablement, vient un moment, dans une vie, où çà ne va plus, où çà ne va plus du tout.

Parfois, cela résulte des circonstances extérieures: divorce, faillite, maladie, revers…

Parfois, cela se passe en soi, alors que tout va bien à l’extérieur. Dans ce cas précis, c’est pire, parce qu’alors, on n’a pas d’excuse à offrir pour expliquer notre état. Tout va bien . Le succès est là. Pourtant, à l’intérieur, il y a une impression d’échec. Comme si quelque chose nous avait échappé en cours de route.

Peu importe comment çà vient, soudain le fil semble cassé. Il y a comme un sentiment irrépressible qui monte du fond. Il peut s’agir d’une grande tristesse, d’une lassitude extrême, d’une irritation grandissante, de la perte du goût de vivre…

On est alors confronté à une « invincible défaite ». Il s’agit d’un sentiment que l’on ne peut plus vaincre en soi, que l’on ne peut plus faire disparaitre. Un sentiment qui nous démembre, qui nous défait, qui découpe notre vie en morceaux.Un sentiment qui nous dévoile crûment les artifices. Un sentiment qui nous laisse sans fards, sans histoires à raconter, sans histoires à se raconter…

Grande est alors la tentation d’endosser le rôle de victime et d’accuser les autres, les parents, les enfants, les amis, voire le gouvernement. Car à l’évidence, nous ne nous sommes pas faits ou défaits tout seuls. Il y a d’autres acteurs dans le drame.

L’écueil intérieur nous invite à renverser notre perspective habituelle. Nous sommes simplement victimes de nous-mêmes. Il surgit pour nous montrer que nous avons construit nous mêmes les murs de notre prison. Pour nous dévoiler combien nous trahissons la vie que nous portons. Il nous met face à notre propre ignorance de ce que nous sommes véritablement.

Nos états d’âme ne surviennent pas par hasard, pas plus qu’une maladie grave, un divorce, un accident sérieux.

On découvre peu à peu qu’il y a une histoire intérieure, la plupart du temps inconsciente, qui a conduit au naufrage.

La situation extérieure ne fait que révéler, qu’exprimer ce qui gisait dans le noir de soi.On peut regretter qu’il en soit ainsi. On peut également saluer ce que ce dévoilement brutal va permettre : une prise de conscience, préliminaire essentiel à toute tentative de régler un problème important.

Pour se mettre à l’écoute de ces circonstances intérieures, il faut prendre quelques secondes. Il faut rentrer en contact avec sa propre présence. Prendre un moment pour savourer la vie qui coule en soi : son cœur qui bat, sa respiration qui va, nos pensées qui circulent, nos sentiments qui bougent, nos sensations de confort ou d’inconfort. Il nous faut accueillir le tout sans rien tenter de modifier. Et enfin, ressentir. Ressentir tout simplement….

Vous êtes lié alors avec …votre profonde intimité !

C’est bien de prendre quelques instants pour retrouver le contacts attendre, sans mobile, sans désir de changer quoi que ce soit. Contempler la formidable machine que vous avez mise en place pour faire échec à votre bonheur, tout en le poursuivant.

On peut rire, il y a de quoi!

Si nous nous sommes mis tout seuls dans un tel pétrin, c’est que nous pourrons nous en sortir tôt ou tard…..

Comment ? Çà c’est pour un autre chapitre 😉