Le pardon

Illustrations de June Leeloo

C’est dans l’amour que la notion de pardon prend tout son sens.

Lorsque deux personnes forment une union théoriquement basée sur la confiance et que celle-ci est violée, il faut une grande force pour pardonner. Toutefois, le pardon est parfois indispensable.

Chaque fois que nous sommes confronté à des paroles ou des actes qui violent nos accords, nous nous trouvons devant un choix : camper sur nos positions sans nous défaire de notre rancoeur, ou nous résoudre au pardon. Mais la rancune nous diminue alors que le pardon nous force à nous dépasser.

Choisir de pardonner n’est pas facile, mais c’est la seule option que nous ayons si nous voulons que notre relation demeure authentique.

Il arrive malheureusement parfois que l’on ait à pardonner des actes graves tels que le mensonge ou l’infidèlité. Ces moments là sont en général très pénibles car il faut aller chercher au plus profond de soi la force et la volonté de pardonner …

Cependant, pardonner à quelqu’un ne revient pas à tolérer ses actes ni à accepter de se laisser  » marcher dessus « .

Cela signifie que l’on a fait l’effort de réfléchir, et que l’on est prêt à considérer celui ou celle qui nous a causé du tort comme un être tout aussi humain que soi. C’est l’une des leçons les plus difficiles, mais il nous faut l’assimiler lorsque l’on veut que notre relation soit durable.

Le but véritable d’une relation est de procurer de la joie et du plaisir, mais aussi de donner à chacun l’occasion d’évoluer.

Saisir ces opportunités peut permettre à deux personnes d’en apprendre davantage sur leurs aptitudes, leurs limites, leurs faiblesses, et de profiter de ces épreuves qui serviront à enrichir leur vie commune.

Saison blanche

Anna D

Les petites filles de l’hiver

Emmitouflées dans leur cache nez,

Viennent danser sous les flocons…

D’abord gris de poussière, l’hiver s’est avancé,

Secouant son manteau saisonnier de froidure

En effeuillant les arbres il s’est bien installé

Pour chanter sa berceuse, endormir la nature

Il a mis sur l’étang un miroir argenté

Et recouvert la plaine de son grand tapis blanc

Saupoudrant au passage les branches dénudées

Pour donner à l’ensemble un cadre des plus charmants

Il a endormi les jours et prolongé les nuits,

Glacé les larmes de la pluie sur les trottoirs,

Refroidi le soleil perçant sur le ciel gris

Pour teinter la campagne de son épais brouillard

Les petites filles de l’hiver

Emmitouflées dans leur cache nez

Viennent danser sous les flocons

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