Abandon

Elle est là, oubliée,

Comme un chiffon usé

Froissée sur le vieux banc,

Posée comme une fleur,

Fleur fanée, défraichie,

Comme une fin d’été…

Elle fut offerte un jour,

Un matin de printemps

Ensoleillé d’amour,

Par un amant comblé

Par un amant heureux..

Triste image éphémère

D’une fin de saison,

Qui laisse un goût amer

D’histoire sans horizon

Comme une âme flétrie

Chiffonnée de passion

Empreinte de senteur

De parfum d’illusion …

Elle restera perdue

Cette écharpe de soie

Elle perdra peu à peu

Les couleurs de l’émoi.

Par la main inconnue,

Portée vers un ailleurs,

Elle oubliera peut-être

Le parfum enivrant

De celle qui la porta…

(Tous droits réservés)
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Le nom ne fait pas le moine… 😉😂

Pour commencer la semaine par un sourire …😉

Au Père Spicace,

Un grand malheur est arrivé à l’abbaye et j’ai la pénible mission de vous en faire part.
Mardi soir,pendant que
l’abbé Nédictine
donnait les dernières grâces,
l’abbé Quille
perdit l’équilibre dans l’escalier
et tomba inanimé dans les bras du
Père Iscope.
Les révérends pères,en perdant
l’abbé Quille,
perdaient leur seul soutien.

Un seul restait joyeux :
le père Fide.

Quant à
l’abbé Tise,
il n’y comprenait rien.
Il aurait bien voulu que
le saint Plet
l’aide à comprendre
ce qui s’était passé mais rien n’y fit.
Après l’accident de
l’abbé Quille,
on alla chercher
le Père Manganate
et
le Père Itoine,
les deux médecins de l’abbaye.
Ils pensaient ranimer le malheureux
mais leurs efforts furent vains
et celui-ci décéda peu après.
Le lendemain fut donc célébré son enterrement.
Chacun fut appelé à l’abbaye
par les célèbres cloches du
Père Sonnage.

La messe fût dite sur une musique
de l’abbé Thoven.

Le père Ocquet
fut chargé du sermon
et comme il n’y avait pas de chaire,
il monta sur les épaules
du Père Choir.

A la fin de l’homélie,
le Père Cepteur
fit la quête et remit les dons ainsi
recueillis à notre frère africain,
l’abbé N’Pé.
Après la messe,
une grande discussion s’engagea
pour le transport de la bière :
l’abbé Canne et l’abbé Trave
voulaient passer par les champs.

Le Père Clus
s’y opposa.

L’abbé Casse
en fut enchanté.

Le Père San
avec sa tête de turc
ne voulait rien entendre.

Le Père Vers
et
le Père Nicieux
semaient le doute dans les esprits.

Finalement on décida que,
comme à l’accoutumée,
l’abbé Taillière
serait chargé du transport du corps du défunt.

Devant la tombe creusée par
le Père Forateur
et en l’absence
du Père Missionnaire,
l’abbé Nédiction
donna l’absolution.

Le Père Venche
et
l’abbé Gonia
avaient joliment fleuri la tombe.

Celle-ci fût recouverte d’une belle pierre tombale
préparée par
l’abbé Tonneuse.

Sur le chemin du retour,
le spectacle fut déchirant.

Le Père Pendiculaire
était plié en deux de douleur et de chagrin.
L’abbé Vitré
était lui aussi plein de larmes.

La Mère Cédés ,
invitée pour l’occasion,
fermait la marche
en compagnie du frère
du Père Igord.

A l’arrivée,
le Père Sil
et
l’abbé Chamelle
préparèrent le repas
tout en consultant les livres culinaires du
saint Doux.

Le Père Nod
et
le Père Collateur
servirent à boire
et chacun pût se remettre de ses émotions.

Signé : L’abbé BICI

(Source anonyme)