Erotisme

Sans qu’elle ne m’aperçoive je la vis quelques fois…

Puis elle vint me narguer dans mes songes, sans pudeur,

Ayant au coin des yeux ce petit air narquois

Qui laissait émaner d’érotiques senteurs

Derrière la porte close, elle était là, tout près.

J’attendais chaque soir le bruissement léger

D’une étoffe dégraffée, de rubans dénoués

Glissant intimement sur sa peau satinée

Je devinais les bas sur ses jambes galbées,

Et la dentelle noire sur son corps velouté,

Sur ses courbes pulpeuses a demi dénudées

Dont je me délectais les paupières fermées…

Que n’aurais-je donné pour ouvrir cette porte !

Elle me l’a interdit, elle me l’a fait jurer.

Me reste les fantasmes… que le diable l’emporte!

Mais qu’espèrait-elle donc en m’en donnant la clef ?

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