Ching Shih

Un destin hors du commun …

Elle est née en 1775 et morte en 1844, est une femme pirate chinoise. Elle terrorisa les mers de Chine au début du XIXᵉ siècle durant le règne de l’empereur Jiaqing.

Ching Shih a été la pirate la plus mortelle de l’histoire au XIXe siècle. Il commandait plus de 1800 navires équipés de 60.000 à 80.000 pirates, dont beaucoup étaient des hommes, des femmes et même des enfants. Un des dirigeants pirates les plus uniques de tous les temps.

Les exploits de Ching Shih et de ses hommes ont été relatés dans de nombreux romans, jeux vidéo et films sur la piraterie ainsi que sur le mode de vie en Chine.

Dans les récits, elle apparaît tout d’abord sous les traits d’une jeune prostituée cantonaise du nom de Shih Yang. Alors qu’elle travaille au sein d’un bordel flottant (花船) stationné dans le port de Canton, elle est capturée par les hommes du pirate Cheng I. Cette rencontre va radicalement changer sa vie.

Sous le charme de sa jeune captive, Cheng I se décide à la demander en mariage. De son côté, Ching Shih comprend rapidement l’intérêt qu’elle peut tirer de cette union avec le chef des pirates. Elle lui donne son accord mais à la condition de pouvoir commander l’une de ses flottes. Cheng I accepte et le mariage est célébré en 1801.

En 1807, la flotte est prise dans une tempête. Emporté par un vent violent, Cheng I est projeté par dessus bord et meurt en mer. Désormais veuve, Ching Shih se retrouve à la tête d’une coalition de 400 navires et 70 000 pirates, la plus grande flotte pirate de tous les temps, également surnommée « la flotte au drapeau rouge »

Après la signature du traité de paix, elle quitte définitivement la piraterie. La jeune femme se remarie et a même des enfants. Elle n’a alors que 35 ans. Mais Ching Shih décide de revenir à ses premières activités en 1822, à la suite de la mort de son mari, et ouvre une maison de prostitution et de jeu à Canton. Elle meurt en 1844, à l’âge honorable de 69 ans (pour des raisons encore inconnues aujourd’hui).

Contraste

Comme un grand coeur ouvert, il égaye le ciel
En donnant à la pluie des couleurs éphémères
Se détachant des cieux orageux et pervers
Tel un phare près des côtes ou bien un arc en ciel…
Comme le chant de la harpe dans l’ombre d’un sous bois
Les gouttes jouent les notes sur l’arrondi bombé
Pour imprimer mon coeur de leur hymne à la joie
Et soudain pour la pluie m’entrainer à danser…
Il est l’ami intime des ciels torturés,
Témoin indispensable des nuages chagrins,
Et prête volontiers son dôme baleiné,
Bien que vulgairement on le nomme pépin !

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L’ iguane marin des Galapagos

Non, ceci n’est pas Godzilla quand il était bébé. C’est un iguane marin.

Les îles Galapagos abritent le seul lézard de mer au monde, l’Iguane marin des Galapagos. Ce reptile emblématique ne se trouve nulle part ailleurs et il est composé de 6 sous-espèces, chacune vivant sur une île différente.

Sur terre, les iguanes marins semblent presque maladroits car ils se déplacent lentement autour des rivages rocheux, mais dans l’eau ils se transforment en nageurs élégants et puissants. Leur régime alimentaire sont les algues, riches en nutriments, qui poussent sur les roches

Les mâles, plus gros, nagent souvent plus loin utilisant leurs puissantes griffes pour s’agripper aux rochers sous-marins lors du ressac. Les individus plus petits restent dans les rochers près de la ligne des hautes eaux, attendant que la marée descendante laisse apparaître des algues.

Les espèces varient en taille et les mâles changent de couleur pendant la saison des amours entre janvier et mars pour impressionner les femelles

Charles Darwin, le co découvreur de la sélection naturelle, l’un des mécanismes de l’évolution, revenant des Galapagos en 1835, ne peut alors s’empêcher de montrer toute sa fascination et sa curiosité pour ces animaux qui font, selon lui, parti d’un « genre remarquable de lézards particulier à cet archipel ».

Darwin parlait bien sûr des iguanes des Galapagos qu’on classe aujourd’hui dans deux genres bien distincts : les iguanes terrestres (Conolophus, trois espèces) et les iguanes marins (Amblyrhynchus, une espèce et 11 sous-espèces). Ce dernier genre était d’ailleurs pour lui « de loin l’espèce la plus remarquable ». Malgré toutes les observations qu’il consignera sur ces iguanes, il ne semble pas qu’il ait cherché à savoir comment ces deux genres se sont retrouvés dans cette « si petite partie du monde ». Une question qui a le mérite de se poser dans le contexte de la théorie de l’évolution qu’il développera bien des années après.