Hommage

Elle avait déposé entre les pages fines,
La pensée violacée cueillie au petit jour
Entre les hortensias et l’orange capucine,
Frêle petite fleur, quatre pétales velours…

Sur la table vernie, posés négligemment,
Les vieux livres riaient de leur accoutrement
De vieux cuirs patinés, passablement usés
De trop de relectures et de pages écornées…

Ridées et crevassées, les vieilles couvertures
Titrées d’un or usé par le nombre d’années,
Jouaient, se pavanant de leur littérature
Notamment en ce jour, fleurie d’une pensée !

Elle avait déposé entre les pages fines,
La pensée violacée cueillie au petit jour,
Pour les lignes tant aimées, en un hommage ultime,
Comme une révérence, un vrai gage d’amour !

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Fatma Said

Révélée lors du Concert de Paris le 4 juillet, la chanteuse égyptienne de 29 ans sort un premier album, El Nour, à la croisée des mélodies européennes et orientales.

Son étrange sensualité est une porte ouverte sur l’Orient. À la fois mystérieuse, et irrésistiblement attirante. La soprano n’hésite pas à user d’une voix pointue pour dessiner la barbe blanche du vieux maître, ou éthérée pour évoquer la courbe fine du visage du bel indifférent. Ces partis pris artistiques en disent long sur la personnalité de la chanteuse.

L’ Amour … une maladie ?

Lalà Makarowa

Une question interessante : qu’est-ce qui est normal en amour ?

De ne jamais avoir perdu la tête?De ne jamais avoir eu « besoin » de l’autre ? De n’avoir jamais pensé à elle, à lui, jour et nuit? De garder de l’appétit? De ne pas ressentir de manque quand il est loin, quand elle s’en va ? De mener une vie conjugale sans vagues, sans histoire, sans risque?


Ou encore de pouvoir continuer à gérer sa vie (verbe affreux en amour, non?) avant et après la rencontre, comme si rien ne s’était passé?
Et dans ce cas, serait-il normal de brûler d’anxiété près d’un téléphone? D’être raidi par l’émotion, à l’idée d’un rendez-vous? De passer des heures à hésiter entre deux robes, deux cravates pour être sûr de lui plaire ?

Klimt

De ne rien pouvoir avaler? De ressasser les mots qu’on aurait pu dire, les gestes qu’on aurait pu faire? De dormir mal? De guetter le facteur comme le messie? De courir à la gare … De faire l’amour n’importe quand, n’importe où, d’être mort de trac?


D’aimer très fort au point de devenir un autre? Au point de voir ses principes, sa morale, ses priorités voler en éclats.
Au point de tout remettre en question, même ses parents, même ses enfants. Au point de croire qu’on aimera cet homme, cette femme toute la vie et… que ce soit vrai.

Cameron Gray

La passion est-il un signe de vitalité et de bonne santé? Est-elle la preuve que nous savons aimer? Ou bien révèle-t-elle qu’une névrose nous travaille en secret?Même les psychanalystes sont partagés.

Certains voient la passion comme une simple hypertrophie du sentiment amoureux. D’autres pensent qu’elle n’a rien à voir avec l’amour et que, pathologiquement, elle s’enracinerait dans des traumatismes infantiles non décelés. Seulement, si çà tourne mal …Qui pourrait trancher dans ces querelles d’école?

Ocean Love

Néanmoins, la passion heureuse est saluée comme un miracle entre deux personnes qui savent si bien s’aimer. On ne parle de déséquilibre que si cela tourne mal.

Et pourtant, ce sont les mêmes symptômes, la même obsession, la même douleur de labsence et de la dépendance… Notre névrose n’est pas d’aimer trop fort mais…..trop vite!

Justin Totemical

Passons à la passion malsaine, c’est à dire à la passion névrotique et révélatrice d’un traumatisme infantile non décelé.

La passion, qu’elle soit heureuse ou dévastatrice, est surtout une affaire de tempérament…passionné.

Il faut pour en jouir (ou en souffrir), un caractère entier et fonceur, impulsif et positif, incapable d’imaginer le pire, mais sachant très bien inventer l’avenir, le rêver, le créer à partir des bribes du présent.

Ne pas voir la passion comme une tare, mais comme l’expression d’un tempérament de feu, qui nous porte vers les êtres et les choses et nous pousse à mordre dans la vie à pleines dents.

Il faut une belle énergie pour aimer. C’est un trésor à préserver car notre tort ( ou notre névrose si nous en avons une), n’est pas d’aimer trop fort mais d’aimer trop vite.

Sans prendre le temps de réfléchir pour savoir qui est qui, et déterminer en attendre quoi…Nous sommes des imprudents qui fonçons tête baissée.

Beatriz Martin Vidal

Quand nous aimons, nous adorons. Nous aimons en bloc, sans prudence, sans calcul. Dès lors, il serait dommage de vouloir éteindre cette flamme qui nous anime : elle fait notre richesse.

En revanche, nous pourrions la tempérer d’un peu plus de raison en évaluant la situation à chaque étape de l’amour. Même la passion se construit pierre par pierre et son issue, heureuse ou malheureuse, ne dépend pas que de nous.

Le dénouement fait intervenir l’entourage, les enfants, les familles et surtout notre partenaire qui peut accepter ou refuser, à un moment ou à un autre, de nous accompagner dans nos rêves d’amour toujours.
Dans la passion heureuse, il nous suit toute la vie. Dans la passion tragique, il nous lâche en cours de route…c’est la seule différence.

Tomasz Alen Kopera

Le mythe du coup de foudre nous a longtemps laissé croire qu’il n’existait qu’une seule personne au monde capable de nous convenir et que la reconnaissance était à la fois immédiate et définitive.

Or il est démontré, que le coup de foudre existe, mais qu’il ne tombe pas du ciel. Il est précédé d’un quantité d’explorations amoureuses, durant lesquelles nous avons eu des penchants pour tel ou tel.

En fait, l’amour est un processus progressif qui longtemps reste réversible, c’est à dire facile à interrompre sans grande souffrance . Ne pas rêver trop loin…sans l’autre. On entre dans la passion par étapes.

Or, à chaque étape, il importe de faire le point afin de ne pas aller trop loin…sans l’autre. Car il arrive un moment où tout notre être, tout notre avenir, sont engagés dans cette relation. Au point que nous ne puissions plus revenir en arrière et nous séparer sans être ébranlés, si ce n’est détruits, dans les fondements de notre personnalité entière.

En ce sens, la passion destructrice ne vient pas d’un amour névrotique, mais d’une erreur d’estimation. Notre aveuglement, notre inexpérience, notre naïveté ou tout simplement notre enthousiasme, n’ont pas su voir venir le décalage qui se creusait entre nos rêves et la réalité de notre partenaire qui n’a pas pu ou pas voulu nous suivre, du moins aussi loin.

Robin

Toute relation commence par une attirance. Quelque chose en cette personne nous donne envie de la connaitre. Ce n’est pas forcément sa beauté mais une manière de parler, de se tenir, d’observer ou…de nous regarder. Elle nous intéresse, nous intrigue. A moins qu’elle ne nous paraisse à la fois captivante et exaspérante.

En ce cas, c’est de la contre-attraction, c’est à dire que nous résistons à qui nous plait, ce qui revient au même. A ce stade, les plus avertis d’entre nous se méfient déjà, bien décidés à se mettre des œillères en passant leur chemin…

Tuya

La tendresse …

Douceur du sentiment, câlinerie du coeur,
Caresse du regard, vrai miroir de bonheur,
Pensée douce, pensée rose, corolle de l’âme en fleur,
Angélique sourire, magnifique candeur…


Enflammée indécente, effusion de chaleur,
Brûlante sensation, étincelante ardeur,
Photophore amoureux, chandelle de pudeur,
Adoration totale, amour toujours charmeur…


C’est encore la passion dévorante à toute heure,
Une emprise si forte des refrains roucouleurs,
Cajoleries, chatteries, moments ensorceleurs,
Le corps a ses raisons, il est souvent joueur…


Egards et gentillesse pour donner le meilleur,
Sollicitude aussi, tempérament rieur,
La générosité c’est tellement de fraicheur,
Cette manifestation qui vient de l’intérieur…


Sans elle on ne peut vivre, elle est au centre-coeur,
Dans les écrits de vie, en multiples couleurs,
Les bouquets d’émotion, merveilleuses senteurs,
Ce « plus » que vous cherchez en vous laissant rêveur,


C’est la tendresse, le plus doux des bonheurs …

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Jalousie …. quand tu nous tiens !

La jalousie est souvent considérée d’emblée comme une émotion malsaine. En réalité, il s’agit d’une émotion au même titre que les autres, ni saine ni malsaine en soi.

Sa fonction est la même que celle des autres émotions: nous renseigner sur nos besoins. Ce qui pose un problème dans le cas de la jalousie, comme avec certaines autres émotions, ce sont plutôt les conduites morbides et dangereuses qui en découlent souvent.

L’amour peut-il exister sans la jalousie?

Lorsque nous choisissons d’accorder à quelqu’un une place prépondérante dans la satisfaction de nos besoins affectifs les plus importants, nous disons que nous aimons cette personne. Or cette place de choix correspond à une dépendance qui conduit facilement à la jalousie. On peut donc dire que l’amour et la jalousie sont des expériences indissociables. Mais la jalousie n’est pas un problème en soi. Elle n’est que l’indice de la présence d’un problème; elle naît avec l’insatisfaction et l’insécurité.

On éprouve de la jalousie lorsqu’on n’est plus satisfait auprès de la personne qu’on a choisi de privilégier et plus particulièrement lorsqu’on craint de perdre cette source de satisfactions importantes. La jalousie peut donner lieu à des comportements destructeurs qui sabotent les fondements de la relation. Mais elle peut aussi servir de déclencheur pour nous amener à régler les problèmes personnels et conjugaux qui en sont la vraie source. C’est à nous de choisir entre la jalousie-émotion et l’existence jalouse.

L’émotion de jalousie amoureuse est une expérience précieuse. L’envie qu’elle contient nous informe sur nos besoins en souffrance. La part de colère qui en fait également partie constitue une porte d’entrée sur nos problèmes personnels par rapport à ces besoins ainsi que sur nos résistances à ceux-ci.

Comme toutes les émotions, la jalousie n’est donc ni mauvaise ni bonne en soi, même si c’est une émotion souffrante. Sa mission spécifique consiste à révéler à la fois un besoin frustré et les obstacles intrapsychiques à leur satisfaction. Un contact adéquat avec cette émotion ne conduit pas aux gestes destructeurs qu’on associe à tort à l’agressivité qui fait partie de la jalousie. Au contraire, il permet de régler le problème qui suscite cette émotion.

L’existence jalouse est une toute autre chose que la jalousie en tant qu’émotion. Je désigne par cette expression l’ensemble des attitudes et des comportements malsains d’une personne qui éprouve une jalousie: manifestation d’agressivité à répétition, suspicions, intrusions, manipulation, harcèlement. Dans des cas extrêmes, la jalousie ainsi vécue peut même conduire à l’homicide.

L’existence jalouse est une sorte d’existence « morte » et sans issue à cause des deux conduites qui la caractérisent: le camouflage du vécu et le contrôle du partenaire. Dans certains cas, on retrouve ces comportements à la fois chez le jaloux et son conjoint. Ce dernier se fait plus ou moins volontairement, complice de cette existence jalouse .

Ce ne sont pas les comportements du conjoint qui sont à l’origine de l’existence jalouse ou de la jalousie morbide, mais ce sont des lacunes au plan des besoins affectifs et une déficience dans la gestion de ces besoins. Plus précisément, la jalousie apparaît lorsqu’il y a à la fois carence affective et refus obstiné de se mobiliser pour combler cette insuffisance

Que la carence soit importante et date de l’enfance n’a pas d’importance en soi. Ce qui importe, c’est que le jaloux n’arrive pas à s’occuper adéquatement de ses manques actuels. Il est donc normal que sa jalousie soit activée lorsqu’il voit son conjoint donner à un autre (même parfois ses propres enfants) ce que lui-même désirerait recevoir.

De plus, l’absence de satisfaction peut amener le jaloux à rêver de situations où ses besoins seraient comblés. Mais il n’assume pas les fantasme d’infidélité qui naissent en lui. Il les projette plutôt à l’extérieur en les attribuant à son conjoint. Il est capable de faire cette projection en toute inconscience parce qu’il est incapable d’assumer l’ensemble de son expérience de vie amoureuse: ses manques, ses désirs et les fantasmes qu’ils suscitent. La projection sert alors de moyen pour se défendre contre sa propre expérience qu’il n’est pas disponible à assimiler. Elle lui évite d’avoir à tourner son regard vers l’intérieur pour se comprendre.

En gros on peut affirmer que c’est le contraire du camouflage et du contrôle qui permet de corriger une existence jalouse.

L’existence jalouse ne pourra pas prendre d’ampleur si le conjoint n’en est pas complice. Pour éviter d’y contribuer, il doit devenir conscient de ce qu’il vit. S’il est infidèle d’une manière ou d’une autre, il importe qu’il identifie les besoins qu’il comble dans cette autre relation. Il faut également qu’il assume ses sentiments autant que ses désirs et ses actes. Enfin, il doit être prêt à parler ouvertement de tout cela à son conjoint. Le jaloux tente toujours de rendre l’autre responsable de ses souffrance et de la détérioration de la relation. Conséquemment, le conjoint doit résister fermement à prendre sur lui les responsabilités qui ne lui appartiennent pas. Il doit même s’efforcer de remettre à l’autre celles qui lui appartiennent. Il doit aussi refuser d’être coupable là où, selon sa conscience, il ne l’est pas. Mais dans la mesure où ses sentiments et ses actes sont assumés, il est peu perméable à la culpabilité. Enfin, le conjoint doit être convaincu que la première fidélité est celle qu’il se doit à lui-même. Ce qui signifie que sa vitalité de même que celle du couple est tributaire de sa fidélité à son expérience totale. La manipulation a peu de prise sur celui qui tient avant tout à se respecter

La jalousie, lorsqu’elle devient un mode relationnel, est l’arme la plus puissante pour détruire radicalement une relation et aliéner les deux personnes qui y sont impliquées. Parce qu’elle mise essentiellement sur l’évitement d’un dialogue sincère, sur la fuite des responsabilités de chacun devant la satisfaction de ses besoins et sur une tentative de contrôle motivée avant tout par le déni de son expérience réelle, l’existence jalouse est une recette infaillible pour conduire au malheur. 

La première chose que le jaloux doit faire pour sortir de son existence jalouse, c’est exactement ce qu’il s’abstient généralement de faire, c’est-à-dire chercher les motifs personnels de sa jalousie. Ce n’est pas une tâche facile, mais c’est une démarche essentielle pour régler le problème de la jalousie morbide. En général la psychothérapie s’impose pour ce travail car il manque sérieusement de lucidité et de responsabilité par rapport à son expérience. Cette recherche personnelle lui permet d’abord d’identifier ses besoins insatisfaits. Elle favorise aussi une meilleure compréhension des comportements aberrants qu’il considère habituellement comme de bonnes façons d’obtenir satisfaction. C’est également une occasion de reconnaître ses responsabilités concrètes dans la satisfaction de ses besoins. Enfin, cette recherche met en lumière ses résistances à assumer ses besoins devant son conjoint, de même que les peurs que sous-tendent ces résistances. Avec l’aide de la psychothérapie, il peut explorer ses résistances et ses peurs, une condition indispensable pour les affronter efficacement et sortir de son existence jalouse.

.Mais si on choisit de regarder vraiment les problèmes importants et les insatisfactions graves qu’elle reflète, la jalousie peut devenir la manifestation de nos forces vitales les plus profondes. Si on repousse la tentation du contrôle illusoire et si on choisit la voie de la conscience lucide, la jalousie devient l’alliée de la relation, le signal qui permet de résoudre les problèmes avant qu’il soit trop tard.

Michelle Larivey ( 1944-2004 )

Michelle Larivey etait psychologue et psychothérapeute. Tout au long de sa carrière, elle a mis l’accent sur la recherche clinique, la formation de psychothérapeutes et le développement de nouvelles formes d’intervention en psychologie.

Michelle est devenue psychologue en 1969 et a toujours oeuvré en cabinet privé. Elle a complété sa scolarité et son internat de doctorat à l’Université de Montréal, en psychologie sociale. Par la suite, elle a suivi une formation pratique approfondie à l’Institut de Formation par le Groupe (Montréal), avec un accent sur l’intervention en milieu organisationnel, la formation professionnelle, l’animation de groupe ainsi que les processus d’apprentissage et de changement. C’est à la même époque qu’elle entreprenait une formation à la pratique de la psychothérapie au cours de laquelle elle fut exposée à l’influence de plusieurs approches de même que différents superviseurs et formateurs, notamment au National Training Laboratory (Chicago et Los Angeles).

Le 11 novembre 2004, Michelle Larivey est décédée au terme d’une longue lutte contre le cancer.

Michelle nous laisse le souvenir d’une personne remarquable par sa chaleur, la qualité de sa présence, la rigueur de sa pensée et la diversité de ses talents.

Un poème de Michelle Larivey

Inspiré par ceux qui
doivent arracher leur droit d’être vivant
à une enfance de restriction.

Sans jamais m’asséner un seul coup
ils m’ont brisé!

Ils m’ont enveloppé de leur silence
et de leur seul regard
sommé de porter la prunelle basse
(en tout temps).

Toute leur vie
ils ont regardé au-dessus de ma tête
s’appuyant sur mon crâne
pour rabaisser ma voix
quand j’osais être
(quelque peu seulement).

Maintenant
j’ai peine à sortir d’un sommeil
qui ressemble plus à une mort raide
qu’au calme autrefois ordonné.

Est-ce que j’existe?
Pourtant oui… je sens mon coeur battre dans le béton de ma prison.
Pourtant non… je deviens muet sous le seul poids d’un regard ouvert.

J’ai avancé en âge
pourtant
leur voix d’antan est tout aussi cruelle
elle traverse mes enfants
pour me joindre au coeur même
de ma jeune plaie.
Je donne l’espace de leur vie
à mes enfants.
Pourquoi eux aussi
m’écrasent-ils au passage
comme une flaque transparente?

Je voudrais tellement
éclater mes chaînes par hurlement
et noyer mes songes de bêtes muettes!
Je sens un son rouge se former dans ma mémoire
et la force surgir du fond.

Bientôt je me lèverai
et sans permission aucune
j’élèverai la voix
(très haute)pour exister.

Frida

Campée par une Salma Hayek au sommet de son art, Frida Kahlo est sublimement honorée dans ce biopic doublement Oscarisé de Julie Taymor, sorti en 2002, adapté du roman d’Hayden Herrera. Ce biopic a été doublement oscarisé

Frida retrace la vie mouvementée de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine du XXe siècle qui se distingua par son oeuvre surréaliste, son engagement politique en faveur du communisme et sa bisexualité. Le film se concentre également sur les relations tumultueuses de Frida avec son mari, le peintre Diego Rivera, et sur sa liaison secrète et controversée avec Léon Trotski.

Trouble


C’est une lune bleue qui lui parle ce soir
En venant déposer sur le bord de ses cils
Le reflet d’une perle, ronde, ivre d’espoir,
Une larme d’amour d’un émoi si fébrile,
Que toute chancelante de ce désir de croire
Elle ignore la brume et le froid qui mordille…

Son coeur est aux abois, et sa tête est fragile,
En relisant pour la centième fois ses mots
Si charmants, si troublants, qu’elle en devient docile
En cet instant, comme sous l’emprise du pavot
Etourdissante, brûlante et volatile
Sensation qui met son âme en plein chaos…

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Le Chat …

Les persans huile 80×60 toile de ma période expressionniste

Il vient, l’âme en velours, le regard en amour,
Courbe le dos, et se dandine comme un marmot
Il joue l’indifférent, sait prendre les détours,
Fait semblant de partir quand vous lui dites un mot…
Il grimpe, saute, escalade, vous nargue avec défi,
Sournoisement se cache jusqu’à dans votre lit,
Fait le sourd, puis mendie avec un air contrit
Il vient à vos genoux, joue de sa perfidie
C’est son jeu favori jusqu’à vous faire craquer
Quand il a réussi, installé dans vos bras,
D’une langue râpeuse il vous lèche le nez,
Se cale au creux de vous que vous ne bougiez pas,
Abaisse ses paupières, se met à ronronner,
S’endort paisiblement…vous lui appartenez !

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Croyez-vous en Dieu ?

Quand Albert Einstein donnait une conférence dans les nombreuses universités des États-Unis, la question récurrente que lui faisaient les étudiants était :

Vous, Monsieur Einstein…Croyez-vous en Dieu ?

Ce à quoi il répondait toujours :
Je crois au Dieu de Spinoza.
Seuls ceux qui avait lu Spinoza comprenaient …
Spinoza avait passé sa vie a étudier les livres saints et la philosophie, un jour il écrivit :

Je ne sais pas si Dieu a réellement parlé mais s’il le faisait, voici ce que je crois qu’il dirait aux croyants :
Arrête de prier et de te frapper à la poitrine !
Ce que je veux que tu fasses, c’est que tu sortes dans le monde pour profiter de ta vie.
Je veux que tu t’amuses, que tu chantes, que tu t’instruises… que tu profites de tout ce que j’ai fait pour toi.

Arrête d’aller dans ces temples froids que tu as construit toi-même et dont tu dis que c’est ma maison !

Ma maison est dans les montagnes, dans les bois, les rivières, les lacs.
C’est là où je vis avec toi et que j’exprime mon amour pour toi.
Arrête de m’accuser de ta vie misérable, Je ne t’ai jamais dit qu’il y avait quelque chose de mal en toi, que tu étais un pécheur, que ta sexualité ou ta joie étaient une mauvaise chose !

Alors ne me blâme pas pour tout ce qu’ils t’ont dit de croire.
Arrête de ressasser des lectures qui n’ont rien à voir avec moi.
Si tu ne peux pas me lire à l’aube, dans un paysage, dans le regard de ton ami, de ta femme, de ton homme, dans les yeux de ton fils…Tu ne me trouveras pas dans un livre !

Arrête de te faire peur.
Je ne te juge pas, je ne te critique pas, et je ne punis pas.

Je suis pur amour… je t’ai rempli de passions, de limitations, de plaisirs, de sentiments, de besoins, d’incohérences…et je t’ai donné le libre arbitre.
Comment puis-je te punir d’être ce que tu es, si je suis celui qui t’a créé?

Tu penses réellement que je pourrais créer un endroit pour brûler tous mes enfants qui se comportent mal, pour le reste de l’éternité ?
Quel genre de Dieu peut faire ça ?

Respecte tes semblables et ne fais pas ce que tu ne veux pas que l’on te fasse.
Tout ce que je te demande, c’est de faire attention à ta vie, que ton libre arbitre soit ton guide.
Toi et la nature vous constituez une seule entité ….alors ne crois pas que tu as un pouvoir sur elle.
Tu fais partie d’elle.
Prends-soin d’elle et elle prendra soin de toi.
Ne mets pas ton génie à chercher ce qui est mauvais pour cet équilibre.
A toi de garder intact cet équilibre.
La nature elle, sait très bien le garder, juste ne la trouble pas !
Je t’ai rendu absolument libre.
Tu es absolument libre de créer dans ta vie un paradis ou un enfer.
Je ne peux pas te dire s’il y a quelque chose après cette vie, mais je peux te donner un conseil,
Arrête de croire en moi.
Je ne veux pas que tu crois en moi, je veux que tu me sentes en toi.
Quand tu t’occupes de tes moutons, quand tu abordes ta petite fille, quand tu caresses ton chien, quand tu te baignes dans la rivière….

Exprime ta joie et habitue-toi à prendre juste ce dont tu as besoin !
La seule chose sûre, c’est que tu es là, que tu es vivant, que ce monde est plein de merveilles…
Ne me cherche pas en dehors,
Tu ne me trouveras pas….

Je suis là… La nature,
Le cosmos… C’est moi.

Baruch Spinozza

né le 24 novembre 1632 à Amsterdam et mort le 21 février 1677 à La Haye, est un philosophe néerlandais.