Le Fil

Peinture de Jimmy Lawlor

Je danse sur un fil,
Sur un long fil de soie.
Il est tendu ce fil,
Il est tendu vers toi.
Pourquoi ne vois tu pas
Qu’il suffirait parfois,
Juste de quelques pas,
De quelques pas vers moi…
Je te prendrais la main,
Et ce long fil de soie
Filerait notre destin
En un cocon d’émoi.

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Magalie Bucher

Magalie BUCHER n’a pas toujours été artiste, ni même peintre, « c’est un choix de vie. J’aime cette liberté. Je l’ai choisie, même si elle est pleine de contraintes et de doutes. » Et en effet elle doute. « Je pense toujours à mes tableaux. Je n’ai jamais l’esprit libre. Avant de commencer une série, j’y réfléchis pendant plusieurs mois. Et au moment de commencer une toile, je gamberge, je doute. Je commence par dessiner, directement sur la toile, au fusain. Je n’aime pas réussir mon trait du premier coup. Lorsque je rate mon dessin initial, ma peinture n’en est que meilleure. »

Une fois le dessin fixé débute alors un travail de peinture complexe, superposant les bleus, les jaunes et les rouges qui vont définir les chairs, continuant par couches successives d’acrylique, pratiquement sans dilution. La finition met en oeuvre la peinture à l’huile, la poudre de marbre et différents ponçages.

Magalie Bucher peint les gestes du quotidien, qui, sous son pinceau, se voient édifiés au rang de rituel poétique.

Alliant une technique mixte à base de collage, de pastel et d’acrylique, Magalie Bucher met ainsi en scène une grande famille de personnages aux contours anguleux, aux pommettes et ailes du nez cerclées. Apportant un soin particulier aux effets de textures, ses peintures possèdent une saveur d’antan : mêlant une palette tendre, faite de vieux rose et de vert d’eau, à un graphisme qui se joue de la perspective, ses œuvres nous rappellent l’univers de l’imprimé ancien. Comme dans un studio de photo du début du 20ème siècle, « les femmes posent, comme figées, intimidées, distordues ou maladroites, un peu gênées ou lasses, affranchies du regard extérieur. »

Magalie BUCHER emmène toujours ses poules pendant les vacances, car elle adore les animaux qui ne sont pas considérés comme domestiques. C’est pourquoi ses peintures mobilisent volatiles de basse-cour, autruches ou bison : ces cohabitations décalées créent des effets de rupture inattendus. Les mises en scène à l’ancienne, projetées hors du temps et de l’espace, y puisent une audace poétique qui bouscule la banalité du quotidien.

La promesse

Elle avait promis…
D’écrire jour après jour
Le besoin de lui dire,
Confirmer son amour,
Lui témoigner son manque,
Son impossible absence

Elle avait promis…
Elle est là à présent
Devant la page blanche,
Et les mots sont muets.
Ces mots si délectables,
Ces mots que l’on espère,
Ces mots qui vous sont chers,
Ces mots d’amour aimés
Qui semblent en jachère

Elle avait promis…
Son coeur a déserté,
A changé d’horizon,
Elle ne sait pas pourquoi,
Elle n’a pas de raison,
Mais sa plume se tait,
L’absence est une trahison


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