Les mains …

Des Mains pures comme l’oubli, les Mains des tout petits,

Des Mains pour caresser la douleur des meurtris,

Pour relever leur tête, les aider au défi,

Et protéger leurs yeux de toute ignominie …

Des Mains douces comme le vent un triste soir d’été,

Pour sécher quelques larmes et aider à prier,

Afin de soulager des maux accidentés,

Des Mains de toute bonté et parfois bien ridées …

Des Mains gorgées d’amour et faites pour aimer,

Se tendre et distribuer sans jamais arrêter,

Des Mains trop rares enfin dans notre société,

Des Mains de volonté, de hargne et de piété …

Des Mains qui assassinent dans l’ombre pour leur bien,

Des Mains trempées de sang, des Mains de «mauvais chiens «

Envahissant le monde, défaisant tous les liens,

Des Mains « mauvaise augure « quand il s’agit des siens …

Des Mains qu’on voudrait voir se poser comme une ombre,

Comme un calme soudain, comme un vol de colombe,

Qui voudrait se poser pour réunir en nombre,

Ces Mains de liberté pour lesquels les gens tombent …

Et ces Mains instruments, qui vous permettent enfin

D’exprimer sentiments, émotions et amour,

Mains de peintres, de sculpteurs, écrivains, musiciens,

Qui traversent nos siècles mais resteront toujours …

Les Mains, ce sont la vie…leurs lignes notre destin.

C’est aussi un langage, un secours important

Pour tous les impotents, ceux qui n’entendent rien,

Et aussi un appel, pour ceux qui ont besoin …

Si les Mains s’unissaient autour de l’Univers…

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Le Tango

Au début du XX siècle

le Tango se dansait entre hommes, 

il n’était pas bien vu que les 
femmes le dansent .

 

Ce ne fut que 20 ans plus tard qu’ elles apparurent, 

heureusement d’ ailleurs…

Voilà les frères Macana qui dansent

Les frères MACANA (Enrique et Guillermo Insfran De Fazio) commencent à danser en 1995. Ils se sont formés avec les plus grands maestros argentins (Juan Carlos Copes, Mingo Pugliese, Eduardo Arquimbau, Gabriel Angio et Natalia Games…).

Ils ont fait leur première exhibition « homme et homme » au club SUNDERLAND, prestigieuse milonga de Buenos Aires. Ils représentaient ainsi un retour aux sources du tango. 

A partir de là, les invitations se sont multipliées tant dans toutes les milongas de Buenos Aires qu’au niveau national et international.

Le tango est une danse de bal qui se danse à deux. 

C’est une danse d’improvisation,

au sens où les pas ne sont pas prévus à l’avance pour être répétés séquentiellement, 

mais où les deux partenaires marchent ensemble 

vers une direction impromptue à chaque instant. 

Un partenaire 

(traditionnellement l’homme)

guide l’autre, 

qui suit en laissant aller naturellement son poids dans la marche,

sans chercher à deviner les pas.

Âge mûr …

J’ai deux filles qui ont passé la quarantaine …

Cela m’amène aujourd’hui à une réflexion sur le sens de la vie .

.

On considère que l’âge mûr commence vers 40 ans en général. Pourquoi 40 ans est-ce considéré comme une sorte d’âge fatidique qui serait comme la « crise du milieu de vie » ?

En fait,  à 40 ans, c’est l’heure des premières réflexions, des premiers bilans…

Qu’ai-je fait de ma vie ?

Ai-je bien fait les bons choix ?

Ai-je accompli ce que je voulais faire ?

C’est à cet âge que l’on commence à s’interroger sur « soi », ce qui provoque parfois de grands bouleversements dans sa vie de famille ou dans sa vie professionnelle, selon que l’on pense avoir fait les bons ou les mauvais choix…

On considère donc 40 ans comme l’âge d’entrée en âge mûr!

Il est vrai qu’à cet âge, beaucoup d’évènements ont déjà eu lieu, et qui ont accélérer une certaine prise de conscience, la conscience du temps qui passe, du temps qui reste pour finir ce que l’on a commencé ou ce que l’on a pas encore entamé.

On prend conscience que les enfants grandissent, que les premières rides se font plus marquées; on remarque un peu plus les décès autour de nous,…

Ces évènements, du plus banal au plus important, nous donnent tous cette idée :dépêchons-nous si l’on veut en profiter …

On réalise soudain que tout va s’arrêter et que le temps lui, file à tout jamais …

Alors, on fait le bilan, on regarde en face les lacunes et les erreurs que l’on a commises au long de ces années.

On peut se rendre compte de la routine qui s’est installée dans le couple: on ne regarde plus vraiment l’autre comme un amant ou amante mais comme un compagnon de route ou l’autre parent des enfants …

Au travail, on supporte de moins en moins les contrariétés, on se méfie des plus jeunes qui arrivent sur le marché, ceux qui maitrisent mieux et plus vite l’informatique que vous, qui parlent mieux une autre langue, qui réagissent et enregistrent plus vite…

Bref, on commence à se sentir légèrement à la traine ou quelque peu dépassé, on a l’impression que sa vie n’est pas telle qu’on l’avait désirée, on commence à avoir aussi un sentiment d’urgence et un désir de changement , parfois même une très grande envie de donner un coup de pied dans tout çà et tout refaire autrement !!!

Et çà, çà peut se révéler très problématique !

Alors bien sûr il y a toujours ceux ou celles qui sont les plus chanceuses, qui ont pu se réaliser et qui se sont « trouvées »….

Je vous rassure, c’est loin d’être la majorité …. mais ces personnes là passent le cap de la quarantaine sans aucun souci. Pour elles, l’heure des premiers bilans leur apportera une certaine plénitude et aussi une certaine satisfaction.

Les personnes qui ne traversent pas de crise à 40 ou 50 ans sont souvent celles qui ont une vie équilibrée et qui sont parvenues à donner un sens à leur existence et ce dans plusieurs domaines: amour, travail,famille, loisirs personnels …

Cela ne signifie pas que tout va pour le mieux, mais qu’il y a équilibre dans les éléments qui composent leur existence.

Effectivement c’est quand cet équilibre dans la vie fait défaut que ce passage est très difficile. 

Quand le travail a la place primordiale : on pète les plombs et on fait n’importe quoi…

Quand le physique a la place primordiale : on fait son premier lifting pour ne pas perdre sa seule « arme »…

Quand on a consacré tout son temps aux enfants : on déprime quand ceux-ci prennent leur autonomie…

Quand on pense ne pas avoir eu assez d’expériences : on prend un amant ou une maitresse …

Tout ceci n’est fait que pour redonner un sens à son existence. 

Tout bouleversement est loin d’être un nouveau départ et certains de ces faux départs se soldent par des séparations sanglantes, des dépressions sévères, des vies de famille brisées etc…

Et puis, une autre catégorie que l’on rencontre de plus en plus : ceux qui n’acceptent sous aucun prétexte que l’âge fasse la loi!  

Ceux là refusent tout simplement de vieillir et font tout ce qu’ils peuvent pour rester « jeunes » et cela donne parfois des résultats navrants et ils finissent par se détruire psychologiquement 

mais ,

cela est une autre histoire ….

Gérard d’Houville (1875-1963

Marie de Heredia, fille de José-Maria de Heredia, qui signait ses œuvres Gérard d’Houville, Marie de Régnier de son nom d’épouse, est une romancière, poétesse et dramaturge française, née le 20 décembre 1875 à Paris 7ᵉ et morte le 6 février 1963 à Suresnes. Elle est la deuxième des trois filles de José-Maria de Heredia, la benjamine étant Louise.

Aux Eaux Douces d’Asie, en un vert paysage 
                  D’arbres et d’eau, 
    J’ai deviné souvent plus d’un tendre visage 
                  Sous le réseau 
      .
    Des voiles transparents qui recouvrent la joue 
                  Et les cheveux, 
    Mais laissent voir le rêve éternel qui se joue 
                  Au fond des yeux. 
      .
    Dans vos caïques peints, mystérieuses ombres, 
                  J’aimais vous voir, 
    Sous les arbres plus frais, et sur les flots plus sombres, 
                  Glisser le soir, 
  .    
    À l’heure où quelquefois le jour mourant prolonge 
                  Son bel adieu, 
    Peut-être au fil de l’eau, peut-être au fil d’un songe 
                  Funèbre ou bleu. 
      .
    Ô chers jours disparus ! du fond de ma mémoire 
                  À votre tour 
    Venez ! dans notre barque irréellement noire, 
                  Ô charmants jours ! 

.

    Vous, dont j’ai vu jadis la grâce tout entière, 
                  Moments divins 
    Qui ne me montrez plus qu’une forme étrangère, 
                  Des gestes vains ; 
    .  
    Aux eaux douces du songe où longuement s’attarde 
                  Notre langueur, 
    Fantômes incertains, lorsque je vous regarde 
                  Avec douleur, 
    .  
    Écartez les linceuls qui me cachent votre âme 
                  Sous tant de plis ; 
    Car le temps, vieux tisseur a mêlé dans leur trame 
                  Beaucoup d’oublis, 
      .
    Souvenirs ! souvenirs ! arrachez tous ces voiles 
                  Longs et nombreux, 
    Ou ne me montrez plus, décevantes étoiles, 
                  Vos tristes yeux ! 
   .   
   Mais, sur l’onde où déjà le charme de cette heure 
                  Est effacé, 
    La rame qu’on relève, et qui s’égoutte, pleure 
                  L’instant passé.