La rose et l’oiseau

Il était une fois, une rose qui poussait dans un lieu où la végétation était inexistante. Elle se sentait si seule, qu’elle restait un bouton!

Un jour, un oiseau multicolore se posa sur elle et lui dit: –

Jolie rose, pourquoi n’ouvres-tu pas tes pétales comme les roses qui poussent de l’autre côté du jardin?

– Je ne sais pas, je me sens inutile ici, et personne ne vient jamais me voir! Je me sens si triste, loin de mes sœurs les roses, qui m’ignorent et qui sont trop loin de moi pour pouvoir communiquer! –

Je peux te comprendre, dis l’oiseau, moi j’ai la chance de pouvoir voler et aller où je veux! Si tu le désires, je peux devenir ton porte-parole! Je délivrerai tes messages à tes sœurs, et viendrai t’en donner les réponses en chantant auprès de toi!

Ainsi, les humains, attirés par le chant, pourraient t’admirer! Est-ce que cela pourra t’aider à t’épanouir?

Ce serait merveilleux, dit la rose, maintenant je sais que j’ai un véritable ami! Envole-toi, et dis à mes sœurs que je leur envoie tout mon amour! …et que j’aimerais tout savoir de leur vie et partager leurs secrets!

L’oiseau s’envola et alla trouver les roses en gerbe, qui poussaient à l’autre bout du jardin. – je viens vous voir de la part de votre sœur, la rose qui pousse dans un lieu délaissé, elle se sent très isolée, triste et inutile! –

Inutile??? S’exclamèrent les autres, mais c’est incroyable! Cette rose est pour nous un exemple, nous l’avons toujours considérée comme « exceptionnelle »! Dis-lui de notre part que depuis sa naissance, nous la reconnaissons comme la reine de toutes les roses de ce jardin, et que nous la respectons!

A ces mots, l’oiseau s’envola à tire d’ailes pour retrouver la rose esseulée.

– Ne sois plus jamais triste, dit-il à son amie. Sais-tu que pour tes sœurs, tu es unique?! C’est exceptionnel que tu aies pu pousser ici! Tu enchantes ces lieux déserts, et tu es un exemple pour les autres!

– Je suis un exemple?!

– Oui! tu es un exemple de sagesse et de force! –

Merci! dit la rose. Excuse-moi auprès de mes sœurs, pendant longtemps j’étais en attente d’une reconnaissance, je vivais l’injustice et la solitude. Je n’avais pas compris que ces lieux déserts étaient pleins de richesses et qu’ils m’avaient reconnue par ma beauté intérieure!

Puis, la rose s’épanouit au soleil, et offrit ses pétales multicolores. Ils étaient aussi lumineux et intenses que les plumes de son ami l’oiseau… si étincelants, que ses sœurs purent la voir de loin et capter son message d’amour!

Et je revois Venise…

Quand je manque de toi, que brûlent mes déserts,
L’éternité s’écoule et avec elle le ciel
Quand je manque de toi, par toi seul j’espère,
Tout se rappelle à moi avec un goût de miel,

Et je revois Venise …

Le lustre d’une voix derrière ce masque d’or
Dans l’entrelacement d’intimistes couleurs,
De frôlements de dentelles aux nuances d’aurore,
Quelques mots murmurés sur la pointe du cœur…

Tu es le feu fondu d’une étreinte d’un jour,
La lumière d’aimer désenfle, se fait cendre,
Cette étreinte d’un soir n’invita pas l’amour.
Le rêve en dégelant, ruisselle dans ma chambre

Quand je manque de toi, je rêve pour te voir,
Je te fais revenir à la page du vivre,
Quand je manque de toi , marée basse d’espoir
Je bois le gris du ciel jusqu’à devenir ivre,

Et je revois Venise …


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Le vent souffle…

Le vent souffle, le vent souffle
Il va me décoiffer la tête
Remuer mes idées noires,
Et moquer mes pensées bêtes
Mes fantaisies et mes histoires

Le vent souffle, le vent souffle
Avec des envies de tempête
Il me met les mèches en déboire,
Et vient me conter des sornettes,
Pour disperser tous mes espoirs

Le vent souffle, le vent souffle
Mais mon Dieu faites qu’il arrête
Il me retrousse le jupon
Me le soulève jusqu’au menton
A ne plus entrevoir la crête !

Le vent souffle, le vent souffle
Je me sens perdre la raison
A rechercher mon équilibre
A contrer son air polisson
A ne plus me sentir libre

Le vent souffle le vent souffle
Je n’en puis plus, je suis fourbue
A genoux je supplie qu’il cesse
Transie de froid, à demi nue
Il me prend dans ses caresses…

Le vent souffle le vent souffle
Vous avez deviné son nom
Ses cruautés et ses démons
C’est bien le vent de la passion
Alors mesdames…faites attention !

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