Déferlantes

Les vagues prisonnières ne respirent pas facilement sous un toit. Elles se décolorent, elles perdent leur chevelure d’écume et jusqu’à cette façon de ployer le torse.
Mais malheur à qui fut assez adroit pour capturer une jeune vague, non point assez vigilant pour l’endormir.
Un coquillage oublié dans la maison, quelque forme de vaisseau, lui rend l’instinct de sa race sauvage et voici qu’elle se gonfle, élève sa fureur et se précipite, emportant tout à la mer, où elle recommence une vie d’une grande beauté.

Géo Norge 1923-1988 (poète belge)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s