Gandhi

Personne n’osait passer dans un chemin où un serpent venimeux avait élu domicile.

Un « Mahatma » (épithète donnée aux hommes qui ont atteint la perfection morale ou spirituelle) ayant un jour suivi cette route, des enfants qui gardaient les troupeaux se précipitèrent pour l’avertir.

– Je vous remercie, mes enfants, répondit le sage, mais je n’ai pas de crainte. D’ailleurs, je connais des mantras qui me protégeront contre toute attaque.

Et il continua d’avancer.

Brusquement, le cobra se dressa contre lui.

Mais en approchant du Saint Homme, il se sentit soudain pénétré de la douceur du « yogi » (celui qui pratique le yoga).

Le Sage voyant le serpent, prononça une formule magique et le serpent s’écroula à ses pieds.

Alors le Sage lui demanda :

– Mon ami, as-tu l’intention de me mordre ?

Le serpent, stupéfait, ne répondit rien.

– Voyons, dit le Mahatma, pourquoi fais-tu ainsi du mal à d’autres créatures? Je vais te donner une formule sacrée que tu répéteras constamment. Ainsi tu apprendras à aimer Dieu. Et en même temps tu perdras tout désir de faire le mal.

Et il lui murmura la formule à l’oreille.

Le serpent s’inclina en signe d’assentiment, puis rentra dans son trou pour y vivre d’innocence et de pureté, sans avoir jamais plus le désir de blesser un être vivant.

Au bout de quelques jours, les enfants du village voisin s’aperçurent de ce changement d’attitude et, pensant que le serpent avait perdu son venin, ils se mirent à le tourmenter, à lui jeter des pierres et à le traîner sur les cailloux. Le serpent grièvement blessé, se laissa faire et alla se cacher dans son trou.

A quelques temps de là, le sage repassa par ce chemin et chercha le serpent, mais en vain.

Les enfants lui dirent que l’animal était mort, mais il ne put pas les croire. Il savait en effet que le nom de Dieu a une telle puissance qu’on ne saurait en aucun cas mourir avant d’avoir résolu le problème de la vie, c’est-à-dire avant d’avoir réalisé Dieu.

Il continua donc d’appeler le cobra. Finalement celui-ci, qui était presque réduit à l’état de squelette, sortit de son trou et s’inclina devant son maître :

– Comment vas-tu, demanda le sage?

– Fort bien, Seigneur, merci : par la grâce de Dieu tout va bien. Mais pourquoi es-tu dans cet état?

– Conformément à tes instructions, je cherche à ne plus faire de mal, à aucune créature : je me nourris maintenant de feuilles. C’est pourquoi j’ai un peu maigri.

– Ce n’est pas le changement de régime qui a suffi à te mettre dans cet état : il doit y avoir autre chose. Réfléchis un peu !

– Ah oui je me souviens : les petits bergers ont été un peu durs pour moi, un jour. Ils m’ont pris par la queue et m’ont fait tournoyer, me frappant contre des pierres. Ces pauvres petits ne savaient pas que je ne les mordrais plus! « 

Le Sage répondit en souriant :

– Pauvre ami, je t’ai recommandé de ne mordre personne, mais je ne t’ai pas défendu de siffler pour éloigner les persécuteurs et les tenir en respect !

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De même vous qui vivez dans le monde, ne blessez personne, mais ne laissez non plus personne vous molester !

Impromptu

Soudain le bleu du ciel se mélange à ses yeux,
Et je revois la mer et son immensité.
Calmes ou agités, ses flots me bercent, là,
Perdue en solitude, les amarres libérées
Du ponton de sa vie, mon havre d’infini…
Je vogue vers des après qui n’ont pas de saveur,
Vers des jours et des nuits en papier chiffonné,
Bruissant de sons captifs et de mélancolie,
Barbouillés de pensées, de souvenirs éteints,
De mots en équilibre sur des lignes effacées…
Soudain le ciel est gris, le gris-vert des orages,
Les éclairs de mon coeur rallument ce naufrage,
La houle vient déchirer les voiles de mon rêve
Dans un fracas si fort que l’air me manque alors,
Et c’est dans un sanglot qu’éclate le tonnerre !
Puis l’océan se calme, les vagues se reposent,
Le vent déserte ma folie me ramenant à lui
De nouveau, dans ses yeux, je retrouve le bleu,
Le bleu calme de l’océan …

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Lucie Delarue

J’ai porté ton amour au cœur comme un couteau,
Il ne m’a pas laissé même de cicatrice.
La solitude en moi revient, dominatrice:
Peut-être t’ai-je aimée ou trop tard ou trop tôt.

Maintenant l’amitié, plus triste que la haine,
Sans doute pour toujours nous unit sans frisson.
Tes yeux ne brûlent plus mon âme de garçon,
Et je te tiens la main sans plaisir et sans peine.

Mon désir s’était pris aux fils de tes cheveux.
Mais ta proie est perdue, et plus rien ne t’en reste
Qu’une âme sans élan dans une chair sans geste.
L’amour est mort: demeure… Ou va t’en si tu veux !

Caramelo-choco

Je vous avais promis quelques « secrets » pour vous…gourmets et gourmands ….

Alors cette « petite chose » est un avant goût du paradis gustatif !

Il s’agit d’un délicieux mélange à mettre dans des petites verrines et à servir avec votre café ou en dessert en l’agrémentant à votre goût : vous allez m’en dire des nouvelles ….

Suivez moi ….

vous prenez une quinzaine de carambars au caramel que vous laissez fondre doucement dans une casserole sans rien y rajouter…

Quand c’est bien fondu, vous y ajoutez  25cl de crème « liquide » (vous pouvez prendre la légère…pour les hypocrites…rires)

En dernier, vous y mettez   50 à 60gr de chocolat noir, et quand tout est bien lisse, vous versez dans des petites verrines et vous laissez au frais pendant 24h.

Vous pourrez ensuite, agrémenter vos verrines avec différents décors que vous placerez à la surface ( cerise confite, confiture d’abricot, chocolat râpé, noix de chantilly etc …. là, je laisse faire votre imagination car tout est possible et je ne doute pas que votre gourmandise ne soit source d’inspiration et d’originalité ……

Alors …. régalez vous bien !